Rome: Le Vatican réaffirme le droit de tout être humain à naître de façon naturelle
Rome, 20 février 1998 (APIC) Le Vatican, dans un article publié jeudi dans son quotidien «L’Osservatore Romano», a une nouvelle fois réaffirmé le droit de tout être humain à naître de façon naturelle. Le journal, sous la plume du théologien moraliste franciscain Gino Concetti, réagit à la nouvelle de la naissance en Californie d’un enfant dont l’embryon est resté congelé pendant presque huit ans. Il salue le fait que l’embryon n’a pas été détruit.
La clinique californienne, qui a averti les parents de l’existence d’un embryon congelé, et les parents de l’embryon, qui ont choisi qu’il vive, ont assumé leur responsabilité, souligne «L’Osservatore Romano». Le Vatican, de son côté, réaffirme en même temps le droit de tout être humain à naître de façon naturelle et répète son «non» à la fécondation «in vitro».
C’est toujours «non» à la fécondation «in vitro»
Le Vatican a réagi dans les colonnes de «L’Osservatore Romano» sous la plume de Gino Concetti, à la nouvelle de la naissance d’un enfant dont l’embryon est resté congelé pendant presque huit ans. Parmi les «aspects positifs» de cette naissance, le P. Concetti retient que la clinique n’a pas détruit l’embryon et a averti les parents de son existence. Il salue le fait que, de leur côté, les parents ont demandé que l’embryon puisse continuer à vivre. Il a été implanté dans le ventre de sa mère, qui a poursuivi normalement sa grossesse. Et les parents ont accueilli cette seconde naissance «avec la même affection que la précédente», huit ans plus tôt.
Le P. Concetti n’en réaffirme pas moins le jugement négatif de l’Eglise sur la technique de la fécondation artificielle, médicalement assistée ou non: «L’Eglise catholique a déjà désapprouvé et continue de désapprouver aussi bien la fécondation artificielle hétérologue que la fécondation artificielle homologue».
Le théologien moraliste en résume ainsi les raisons: «Tout être humain a le droit de naître de façon humaine, c’est-à-dire d’être conçu dans un rapport interpersonnel des conjoints, et porté dans le sein de sa mère pour être accueilli dans la cellule familiale.» Pour le théologien, toute violation de ce principe est une atteinte à la dignité de la personne de l’enfant à naître et à ses droits inaliénables.
Gino Concetti réaffirme aussi la responsabilité de l’Etat et des législateurs. L’Etat, souligne-t-il, ne peut être absent en une matière aussi «complexe et délicate», qui concerne la personne humaine avant et après sa naissance. (apic/cip/imedia/be)
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