Rome: Création samedi de 20 nouveaux cardinaux
Rome, 22 février 1998 (APIC) Jean Paul II a créé 20 nouveaux cardinaux samedi à Rome. Le collège des cardinaux, chargé entre autres, d’élire le pape, compte désormais 165 cardinaux. Parmi eux seulement 122, âgés de moins de quatre vingt ans, auraient le droit d’élire le pape en cas de Conclave. Sur ces électeurs, près de 87 % auront été créés par Jean-Paul II
Sur une place Saint-Pierre baignée de soleil le septième Consistoire du pontificat de Jean-Paul II se déroule avec trois absents de marque. Le premier, Mgr Alberto Bovone, 76 ans, Pro-préfet de la Congrégation pour la Cause des saints, recevra la barrette cardinalice des mains du cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’Etat, car il est à l’hôpital romain Gemelli pour une intervention « à l’abdomen ». Les deux autres, sont les deux cardinaux créés « in pectore » par le pape mais dont le nom reste connu de lui seul car une telle annonce leur procurerait, semble-t-il, plus de problèmes que d’avantages en raison de la situation politique de leur pays.
Les observateurs pensent à des prélats vivant en Algérie, au Soudan, en Chine ou au Vietnam. D’autres, essentiellement italiens pensent à quelques personnalités – italiennes – de curie… Mais nul ne le sait sauf le pape.
Parmi la liste nouvelle des huit cardinaux de curie et des douze autres cardinaux archevêques de grandes villes du monde, deux noms retiennent l’attention des observateurs. Le premier, archevêque de Gênes, Dionigi Tettamanzi, 64 ans, ancien professeur de théologie, vice président de la Conférence épiscopale italienne, s’est fait remarquer en Italie pour son énergie pastorale et pour sa grande capacité de médiation dans les situations les plus difficiles. Le second est le jeune archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, 53 ans, dominicain, qui était le seul non cardinal avant sa nomination, à figurer sur la liste informelle des « papabile », c’est-à-dire des personnalités ayant, selon les observateurs, un profil de pape.
Enfin, ce septième Consistoire laisse peu de place à des nominations originales, comme celles, en 1994, du Cardinal Vinko Puljic, archevêque de Sarajevo ou celle du cardinal Jaime Ortega, archevêque de Cuba, parce que beaucoup de « postes cardinalices » (c’est-à-dire
historiquement attribués à des cardinaux) étaient cette fois, à pourvoir.
De même, ces nouvelles nominations ne bouleversent pas fondamentalement l’équilibre du collège cardinalice, dont la moitié reste européenne, pour seulement 20 % de Latino-américains, et grosso modo, 10% d’Américains du Nord, 10% d’Africains, 11 % d’Asiatiques, et 3 % d’Océaniens.
La cérémonie du Consistoire est fondamentalement une liturgie de la Parole, suivie d’une profession de foi et d’un jurement de fidélité à l’Eglise de la part des nouveaux cardinaux. Chacun s’avance ensuite vers le pape, s’agenouille et reçoit « la barrette », le chapeau de cardinal et l’assignation d’un titre titulaire d’Eglise dans le diocèse de Rome qui valide leur autorité à pouvoir élire l’évêque de Rome, bien qu’ils habitent pour la plupart hors de ce diocèse.
Dans sa courte homélie, Jean-Paul II a insisté sur « la grave responsabilité » reçue par les cardinaux qui doivent travailler « en étroite collaboration avec l’évêque de Rome ». Car, rappelle-t-il, ils sont « ses premiers conseillers et coopérateurs dans le gouvernement de l’Eglise universelle » en vue d’assurer la « symphonie » de l’Eglise.
(Apic/..)
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