Le pape presse les évêques américains d’annoncer Jésus-Christ
Rome 27 février 1998 (APIC) Annoncer les «valeurs morales» ne suffit pas. Il faut annoncer «Jésus-Christ, unique médiateur entre Dieu et les hommes». Tel est le «défi pastoral du Grand Jubilé» a déclaré vendredi Jean Paul II aux évêques américains venus en visite «ad limina».
Le pape a reçu vendredi le premier groupe d’évêques américains de la région ecclésiastique de New York, actuellement à Rome pour leur «rapport» quinquennal. «Notre époque a besoin d’entendre la vérité révélée sur Dieu, sur l’homme et sur la condition humaine», a affirmé le pape. «La tâche d’un évêque n’est pas autre que d’être un témoin convaincant et un enseignant courageux de la vérité qui rend libre l’homme «.
Jean Paul II a insisté sur le devoir des évêques de «communiquer la vérité» du Christ. Il reconnaît les progrès d’idées évangéliques dans le monde actuel et cite «la dignité de la personne humaine», «un plus grand respect des droits de l’homme», «une reconnaissance de l’égale dignité de la femme», «le rejet de la violence comme moyen de résoudre les conflits». Mais affirmer des «valeurs morales» ne suffit pas. «C’est le bon moment pour le «kérygme»: c’est-à-dire l’annonce directe du coeur de la foi chrétienne formulé ainsi pour le Jubilé: «Jésus-Christ, l’unique Sauveur du monde, hier, aujourd’hui et toujours». «Le défi est énorme, mais c’est le moment !».
Le pape n’ignore pas les difficultés auxquelles se heurte la communauté catholique des Etats-Unis pour cette annonce de la vérité sur le Christ dans un «climat culturel» qui doute l’existence d’une vérité objective et absolue et rejette toute idée d’un enseignement d’autorité. Jean Paul II répond à ce «défi du scepticisme radical». en relevant l’appel du Concile Vatican II à annoncer la centralité du Christ dans l’histoire des hommes. Devant l’»incapacité» de la «modernité» à conduire l’homme à la libération complète, en particulier celle des médias, Jean-Paul II affirme que l’Eglise demeure le «témoin de la pleine signification de la liberté humaine».
La Bible n’est pas seulement un «texte à analyser»
Le pape a également insisté sur la nécessité de considérer la Parole de Dieu comme «l’âme» de la théologie, selon l’appel du concile Vatican II dans la constitution Dei Verbum sur la Révélation divine. Tout en rendant hommage aux progrès réalisés par les exégètes américains, le pape demandé aux évêques de ne pas traiter l’Ecriture seulement comme un «texte à analyser», mais de l’accueillir avec un esprit de prière. Sans dénier la nécessité d’une approche «critique» des textes, le pape met en garde contre des lectures «influencées par un rationalisme stérile ou par des pressions culturelles qui compromettent la vérité biblique». (apic/imed/mp)
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