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La population s’en remet aux missionnaires
Asuncion/Genk, 8 janvier 1998 (APIC) Capitan Bado, une petite ville située au nord du Paraguay, doit faire face à une situation de violences sans précédent. Sa population, qui craint un massacre, a confié sa cause à la paroisse San José, tenue par les missionnaires de la Communauté « Redemptor Hominis ».
Capitan Bado, dans le district d’Amambay, se trouve à la frontière avec le Brésil (Mato Grosso do Sul). Carrefour du trafic de la drogue et de la contrebande, la ville est sous la coupe de bandes armées qui terrorisent la population. En 1997, plus de quarante personnes y ont été assassinées. La situation s’est aggravée au cours du mois de décembre, et le bilan est lourd: deux cadavres ont été retrouvés carbonisés, un garçon a été tué, quatre personnes ont disparu, une autre a été torturée, trois maisons ont été assaillies par des hommes armés. Des rumeurs courent sur l’existence d’une liste de personnes déjà condamnées à mort.
Devant l’incapacité des autorités policières à intervenir, le climat de peur, l’impunité et d’autres facteurs qui renforcent le sentiment d’insécurité et poussent la population au désespoir, l’équipe pastorale de la communauté « Redemptor Hominis » a convoqué une assemblée publique afin de dénoncer les disparitions, les morts, les vexations, et de demander l’intervention immédiate de la Commission nationale des droits de l’homme.
L’assemblée s’est tenue le 23 décembre. La population avait été rejointe par une soixantaine de représentants des autorités politiques, militaires et judiciaires. Les requêtes de la population ont été transmises à la Commission nationale des droits de l’homme accompagnée d’une demande d’intervention signée par le maire et le président du conseil municipal de Capitan Bado.
La Communauté Redemptor Hominis est une association de fidèles née dans un bidonville de Rome à la fin dans les années 60. Fondée par un prêtre, Emilio Grasso, elle a été reconnue en 1981 dans le diocèse de Hasselt (Belgique), d’où elle a essaimé. Association de vie consacrée accueillant des prêtres, des religieuses et des laïcs vivant en communauté et se vouant aux jeunes et aux pauvres, elle est présente en Italie, en Belgique (à Genk, dans le Limbourg), en Hollande, au Paraguay et au Cameroun, où ses membres sont les plus nombreux. (apic/cip/mp)
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