L’appel au cessez-le-feu unilatéral lancé mardi par l’Abbé Diamacoune Senghor, fondateur du Mouvement séparatiste casamançais, est la dernière d’une série d’initiatives de paix lancées sans succès depuis le début du conflit en décembre 1983.

Les précédentes initiatives de paix en Casamance

Considérée jusqu’en 1989 par le gouvernement comme un problème relevant de l’ordre public, la crise casamançaise a amorce son premier virage politique en 1990, avec la signature d’un premier accord de paix entre le gouvernement et le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) fondé par l’abbé Senghor.

Cependant, la multiplication des incidents armés a fini par rompre cet accord. Apres plusieurs mois d’affrontements, consécutifs a une scission au sein de la rébellion, le gouvernement et les indépendantistes ont signé, en mars 1991, un second accord de paix qui ne sera pas plus respecté que le précédent. Un nouveau cessez-le-feu est intervenu en juillet 1993 suivi d’une nouvelle reprise des combats…

En décembre 1995, le fondateur du mouvement rebelle est alors monte au créneau pour lancer un énième appel a l’arrêt des hostilités. A la suite de cet appel, un cessez-le-feu a été observe jusqu’au début de l’année 1997. Depuis, les exactions sur les populations civiles se sont multipliées, débouchant sur une guerre larvée entre armée sénégalaise et les rebelles du MFDC. Cette tension s’est surtout aggravée avec l’assassinat, en août 97, d’un groupe de 26 soldats, tombés dans une embuscade tendue par les guérilleros. Suite à cet acte, carte blanche a été donnée à l’armée pour détruire tous les camps des rebelles dans la région. (apic/ibc/mp)

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