Rome: Visite du pape au Capitole, siège de l’administration de la ville

La « Rome civile » et la « Rome chrétienne » unies en vue du Jubilé

Rome, 15 janvier 1998 (APIC) Le pape Jean Paul II s’est rendu le 15 janvier au Capitole, une visite, a-t-il dit, qui est le symbole de la collaboration entre la « Rome civile » et la « Rome chrétienne », en particulier pour la préparation du Jubilé.

Quelque 600 chantiers ont été ouverts pour cela. Le Parlement italien a voté les crédits nécessaires fin 1996 et l’argent est disponible depuis juillet 1997. Cela dit, beaucoup de chantiers ont pris un retard considérable. « Rome et Jubilé » a commenté le pape sans faire de référence à ces polémiques, « sont deux réalités qui s’appellent mutuellement et qui s’illustrent réciproquement ».

Jean Paul II est apparu plutôt en forme, pour ce rendre au Capitole jeudi matin, de 11h30 à 13h30, la fameuse colline de Rome devenue le siège de l’Administration communale. Il a participé à un Conseil communal extraordinaire – ce qu’aucun pape n’avait fait jusqu’ici -, rendant ainsi aux administrateurs romains leur visite traditionnelle pour les voeux du nouvel an. Il s’est ensuite adressé aux Romains depuis la loggia du palais sénatorial.

A cette occasion, le maire de la ville, Francesco Rutelli (Parti des Verts), a remis au pape une pierre du Colisée, une médaille commémorative en or, et a fait graver une inscription qui, dans la salle du conseil communal, rend hommage à Jean Paul II comme l’homme qui a « contribué à transformer l’histoire du monde dans cette phase ultime et cruciale du XXe siècle », selon les termes de F. Rutelli.

Le pape a rappelé qu’en 1870 déjà, Pie IX s’était rendu au Capitole, au moment où les troupes Piémontaises s’apprêtaient à donner le dernier assaut aux Etats pontificaux, et où ces palais allaient être abandonnés définitivement par les papes (un événement « providentiel » dira en 1962 le cardinal Montini).

Pékin: Congrès national des catholiques chinois du 17 au 20 janvier

Participation éventuelle au Synode sur l’Asie?

Hongkong, 15 janvier 1998 (APIC) Après une longue valse-hésitation, le Cngrès national des catholiques chinois se tiendra à Pékin du 17 au 20 janvier. Les membres de la Conférence des évêques catholiques de Chine et les délégués de l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC), les deux instances reconnues par le régime communiste, devront notamment désigner leurs nouveaux responsables.

Le congrès avait d’abord été prévu en octobre mais l’absence de candidats « adéquats » pour reprendre la direction des deux instances fidèles au régime a entraîné le report de la rencontre.

Selon le vice-président de l’Association patriotique, Anthony Liu Bainian, la question de l’Eglise « clandestine » reste ouverte même si évidemment aucun de ses représentants n’est invité au Congrès. Le Congrès devrait également débattre de la possibilité de l’envoi de représentants ou d’observateurs au Synode des évêques pour l’Asie qui doit se tenir en avril à Rome. Jusqu’à présent, aucune invitation n’a été reçue de la part des organisateurs.

En plus des représentants du gouvernement, 281 délégués des Eglises, dont un prêtre du Tibet, doivent prendre part au Congrès, a précisé Liu Bainian.

Depuis 1957, l’Eglise catholique en Chine est divisée en deux. L’APCC, proche du régime, bénéficie de la reconnaissance de l’Etat et de la liberté de culte. Elle a rompu tout lien officiel avec le Saint-Siège. Les catholiques « clandestins » refusent de leur côté tout contrôle de l’Etat ou du Parti communiste et n’obéissent qu’à l’autorité du Vatican. Sans reconnaissance officielle de l’Etat, ils subissent les brimades et les persécutions des autorités. (apic/kna/mp)

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