Chine: Des évêques s’expriment à propos du Synode spécial pour l’Asie
Pékin, 27 janvier 1998 (APIC) L’absence de liberté dans le travail missionnaire, le manque de prêtres et la pénurie de moyens financiers restent les trois principaux obstacles pour la vie de l’Eglise catholique en Chine. Même s’ils ne pourront pas participer à l’Assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Asie, qui se tiendra à Rome au printemps prochain, les catholiques chinois officiels et « clandestins » souhaitent que leurs préoccupations soient prises en compte .
L’agence de presse catholique d’Asie UCAN signale que sur les 44 évêques et prêtres de Chine continentale qu’elle a contactés, 13 étaient au courant par divers biais de la tenue de l’assemblée spéciale du Synode pour l’Asie.
Concernant les aspects positifs de l’évangélisation, la plupart des évêques contactés citent volontiers les classes de catéchisme organisées dans leurs diocèses, qui aident les laïcs à approfondir leurs connaissances bibliques. Ils se félicitent aussi de la formation de laïcs chrétiens, qui suppléent efficacement le travail missionnaire des prêtres et des religieuses quand ceux-ci sont indisponibles. Car l’obstacle principal reste le manque de prêtres, de religieuses et d’agents pastoraux, ainsi que de moyens financiers. C’est ainsi que le diocèse de Jiangmen, les vocations étant rares, est obligé de louer son séminaire pour trouver de l’argent.
La liberté dans le travail missionnaire est une autre source de préoccupation. « Il est difficile de développer l’évangélisation quand l’Eglise n’est pas autorisée à avoir une activité caritative ou des écoles », explique Mgr James Lin Bingliang, évêque de Guangzhou.
De manière générale, les responsables d’Eglise estiment que la formation de base des prêtres et des religieuses est déficiente. Ce qui rend certains d’entre eux pessimistes quant à la possibilité de disposer de jeunes prêtres fervents et aptes à exercer demain des responsabilités ecclésiales. Un évêque s’inquiète de son côté d’un manque de solidarité parmi les jeunes prêtres. Un autre ajoute que les religieuses sont plus à même de développer le contact avec les laïcs à des fins pastorales du fait qu’elles sont moins mobiles que les prêtres, appelés souvent à voyager dans le pays. Par ailleurs, les responsables d’Eglise admettent que le dialogue interreligieux et la compréhension entre les diverses communautés piétine. (apic/cip/ucan/bim)
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