Prisonnier en France
A la Libération, Franz Stock devient prisonnier à son tour. Sur l’intervention de ses amis français, dont l’abbé Jean Rodhain, aumônier général des prisonniers français en Allemagne, et avec l’accord du nonce apostolique en France Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, les autorités françaises acceptent qu’il soit recteur du camp qui regroupe à Morancez, près de Chartres, les séminaristes allemands prisonniers (« le séminaire des barbelés »). Il s’y fera l’apôtre de la réconciliation franco-allemande. Lorsque le camp-séminaire est dissous en 1947, il est toujours prisonnier. Il meurt à Paris en 1948 à l’âge de 44 ans. Inhumé au cimetière de Thiais, dans le « carré des prisonniers », son corps est transféré en 1963 dans l’église d’un nouveau quartier de Chartres, Saint-Jean Baptiste de Rechèvres, dont l’autel a été offert par les anciens du camp-séminaire. Son tombeau devient alors un lieu de pèlerinage pour les Allemands et les Français qui veulent bâtir la réconciliation et une nouvelle Europe. La cause de béatification de Franz Stock a été introduite à Rome par le diocèse de Chartres. (apic/jcn/theo/ba)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse