Une vision optimiste malgré les problèmes persistants

Etats-Unis: Joan Campbell quitte la tête du Conseil national des Eglises (NCC)

New York, 12 décembre 1999 (APIC) Malgré les problèmes financiers et les difficultés internes, Joan Brown Campbell, secrétaire générale sortante du Conseil national des Eglises des Etats-Unis (NCC), envisage avec optimisme l’avenir de l’organisation. .

Joan Campbell, aujourd’hui âgée de 68 ans se retire après un mandat de neuf ans, à la tête de la plus importante concertation d’Eglises des Etats-Unis qui regroupe 35 organisations. Le NCC a dûû faire face depuis quelques années à graves problèmes financiers accumulant un déficit de quatre millions de dollars. De nombreuses critiques ont été faites sur son système de gestion. Après le refus de plusieurs Eglises de verser leur contribution, une restructuration est envisagée pour éponger ce déficit et régler les questions financières.

Ces difficultés ont fait la une des journaux lors de la célébration, le mois dernier, du cinquantenaire de l’organisation. «Malheureusement, cette crise est devenue l’histoire du 50e anniversaire», déplore Joan Campbell. Tout en affirmant ne pas vouloir se soustraire aux critiques, l’ancienne présidente relève qu’»un homme d’affaires dirait qu’un déficit de quatre millions de dollars sur un budget de 70 millions n’est pas si tragique».

Les rapports avec les Eglises orthodoxes américaines qui reprochent aux protestants leurs prises de position morales et politiques reste un autre souci persistant pour le NCC. Joan Campbell a beaucoup travaillé pour améliorer au sein d NCC les relations avec les Eglises orthodoxes et avec les Eglises à majorité noire. Selon elle, il est possible que les efforts déployés pour que les Eglises noires et les Eglises orthodoxes «se sentent chez elles» dans le NCC aient incité certaines grandes Eglises protestantes historiques – qui apportent l’essentiel du soutien financier – à penser que leur influence diminuait. Les grandes Eglises protestantes éprouvent une certaine nostalgie du temps où elles représentaient la culture dominante, majoritairement blanche et protestante. Pour Joan Campbell, cette «hégémonie des Eglises historiques fait partie du passé, mais elles sont peu disposées à abandonner ce statut.»

Au niveau des structures internes, Joan Campbell relève que le NCC avec ses quelques 200 comités a trop de centres de pouvoir et de contrôle. Cela signifie que «le secrétaire général a des responsabilités mais ne possède pas une autorité proportionnelle à celles-ci». (apic/eni/mp)

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