Le verdict du tribunal des mineurs réjouit l’Eglise et l’opinion

Italie: La jeune sicilienne enceinte et retardée mentale pourra garder son bébé

Raguse, 17 décembre 1999 (APIC) La jeune sicilienne de 13 ans, mentalement retardée et enceinte de trois mois, pourra finalement garder son enfant. Le combat contre l’avortement mené par l’Eglise catholique soutenue par un large élan de sympathie a porté ses fruits. Le tribunal des mineurs de Modica, près de Raguse, a rendu son verdict jeudi 16 décembre. Désavouant ainsi le médecin et tuteur de la jeune Laura, qui préconisait l’avortement.

La jeune Laura pourra donc mettre au monde son bébé au mois de mai prochain. Le débat a été vif en Italie, sur l’opportunité ou non de lui permettre de garder son enfant.

Selon la presse italienne du 17 décembre, la jeune fille se déclare heureuse de cette décision, tandis que l’évêque de son diocèse s’est engagé, avec le soutien d’autres mouvements catholiques, à lui assurer, à elle et à son enfant, tout ce dont ils auront besoin pour l’avenir.

Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, s’est également réjoui d’apprendre que «le respect de la vie de l’enfant et le respect de la volonté exprimée par cette jeune maman» l’ont emporté. Quant au ministre italien de la Santé, Rosy Bindi, elle relève que cette décision est «juste», et souligne la nécessité d’une «solidarité forte et concrète» pour soutenir la famille de la jeune fille et son enfant, dont le père semble être un garçon de 14 ans.

Le 12 décembre 1999, le théologien moral de l’»Osservatore Romano», le Père Gino Concetti, décrivait les projets de faire avorter cette jeune fille, retardée mentale, comme comparables aux «horreurs du racisme nazi». Le 16 décembre, il insistait sur le fait que la jeune fille ne pouvait pas «être traitée comme une chose» tandis que l’enfant qu’elle porte ne peut pas «être considéré a priori comme un déchet de la société et l’objet du bon plaisir de la volonté d’autrui».

Accueillie depuis deux semaines dans une maison familiale, la jeune fille vivait jusque là plus ou moins abandonnée.

Un père de 14 ans

Tandis que la décision de l’avortement était prise par le médecin de famille de la jeune fille, désigné quelques jours auparavant par le tribunal des mineurs pour être son tuteur, des infirmiers étaient venus la chercher dans la journée du 10 décembre pour l’emmener à l’hôpital, mais sans la trouver. Dans la soirée du 11 décembre, on apprenait que la jeune fille n’avait finalement pas été victime d’un viol, mais que le père de l’enfant était en réalité un garçon de 14 ans avec lequel elle sortait.

La situation de la jeune fille a suscité beaucoup d’émoi dans l’opinion publique sicilienne. Les mouvements catholiques et les évêques fermement opposés à cet avortement, ont immédiatement proposé d’accueillir et d’élever l’enfant, tout en assurant à la jeune fille des conditions de vie normale. Celle-ci semble du reste être consciente de son état, et désireuse de garder son enfant. (apic/imed/pr)

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