Un réel danger de schisme
Barcelone, 23 décembre 1999 (APIC) Oui à des réformes dans l’Eglise, mais pas à n’importe quel prix. Telle est la réponse de Mgr Ramon Masnou Boixeda, évêque émérite de Vic, en Catalogne, au mouvement « Nous sommes Eglise ». Le vieux prélat – il a aujourd’hui 92 ans – y stigmatise un progressisme « dur, autosuffisant et hypercritique », qui « se propage parce qu’il est plus commode que le chemin de croix de l’Evangile ».
S’il constate que l’initiative de « Nous sommes Eglise » n’a pas eu de grand retentissement en Catalogne, l’évêque n’est pas rassuré pour autant : « le progressisme n’est pas mort ni endormi, il est vivant et tenace ». Mgr Masnou entend donc mettre les choses au clair, un travail que « d’autres auraient déjà dû faire pour le bien de l’unité et de la paix de l’Eglise ».
Dans son livre, écrit en catalan l’évêque aborde et critique, l’une après l’autre, les cinq revendications formulées par le mouvement international « Nous sommes Eglise « : la construction d’une Eglise fraternelle, la pleine égalité des droits des femmes, le célibat optionnel pour les prêtres, la valorisation positive de la sexualité et un message de joie au lieu d’une menace « .
L’auteur apporte appelle à une opposition honnête au progressisme, « dur, autosuffisant et hypercritique ». Car cela veut dire qu’un schisme est en train de naître, et, qui sait, quelque chose de pire « .
Mgr Masnou est bien d’accord que l’Eglise peut avoir besoin de réformes, mais « en s’assurant de la vérité et la convenance des moyens ». Il fait ainsi allusion aux « relents de mondanité » qu’il trouve dans les demandes du mouvement « Nous sommes Eglise « , par exemple quand il réclame une valorisation positive de la sexualité. Mgr Ramon Masnou Boixeda. évêque de Vic entre 1955 et 1983, est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages consacrés notamment au nationalisme catalan. (apic/cip/mp)
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