Cameroun: Les Etats africains doivent eux-mêmes se prendre en mains
Dakar, 28 décembre 1999 (APIC) ’’Il faut que les Etats africains comprennent que s’ils ne font rien pour le développement, personne d’autre ne le fera à leur place’’. Tel est le message du cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala, au Cameroun, à l’occasion de l’entrée dans le Jubilé de l’an 2000.
Selon l’archevêque, les dirigeants africains pensent que si les autres ne viennent pas, ils ne peuvent rien faire, alors que le continent a toutes les potentialités pour développer son économie.
Mgr Tumi a fait cette déclaration dans une interview à Radio France Internationale dont il était l’invité à l’occasion de la fête de la nativité. Il a lancé aux Africains un appel à se prendre en charge pour assurer leur développement. L’Eglise du Cameroun va d’ailleurs organiser le 6 janvier prochain un congrès biblique sur la vie et ses aspects spirituels et matériels. A propos des relations entre l’Eglise et ses partenaires des pays africains, le cardinal s’est félicité du nouvel état d’esprit de ces derniers, notant avec satisfaction que beaucoup d’organismes qui se méfiaient de l’Eglise, se tournent maintenant vers elle. ’’Ces bailleurs de fonds sont de plus en plus conscients que l’Eglise fait beaucoup pour le développement de nos pays.’’ Les écoles, dispensaires et hôpitaux qui fonctionnent bien en Afrique sont ceux des catholiques et des protestants. L’Eglise n’est pas là pour donner des leçons, mais pour témoigner, a-t-il encore dit.
Pour Mgr Tumi, l’Eglise africaine ne court pas le risque de perdre du terrain. Au contraire, on constate qu’elle peut faire quelque chose même si ses armes ne sont que la parole de Dieu. ’’On ne peut pas séparer l’évangélisation du développement’’, a encore indiqué l’archevêque de Douala. (apic/ibc/mp)
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