Michel Schooyans: Le crash démographique, Paris, 1999, Edition Le Sarment-Fayard
Sévère avertissement aux autorités burundaises
Rome, 3 novembre 1999 (APIC) Le pape Jean Paul II a réitéré mercredi son appel en faveur de la suppression partielle ou totale de la dette des pays pauvres. Le Jubilé, a-t-il dit au cours de l’audience hebdomadaire, est propice à un tel geste. Pour le pape, « dans une économie mondialisée, le problème de la dette exige une véritable solidarité, si l’on ne veut pas arriver à une catastrophe générale ».
A la fin de l’audience, le pape a mis en garde les autorités du Burundi: « L’avenir d’un pays ne se prépare pas en forçant la population à fuir ou par la violence! Si vous continuez ainsi, vous ne pourrez pas espérer plus longtemps l’aide de la communauté internationale », a-t-il averti.
Durant sa catéchèse, Jean Paul II a traité du sens biblique du « Jubilé chrétien », en relation « avec les exigences du bien commun et avec la destination universelle des biens de la terre ». Après avoir rappelé sa demande de « réduction importante, sinon un effacement total de la dette internationale, Jean Paul II a souligné que cette question est liée aux principes éthiques fondamentaux. « Elle doit avoir une place dans le droit international », a-t-il insisté.
Jean Paul II a parlé « d’éthique à la survie, devant régler les rapports entre créditeurs et débiteurs, pour que ces derniers ne soient pas soumis à des pressions insupportables , qui pourraient mener « à une catastrophe générale ».
A la suite des récents synodes, le pape a dit reprendre l’appel vibrant en faveur de la remise partielle ou même totale des dettes contractées au niveau international. Le Jubilé, a-t-il conclu, est une occasion propice pour des gestes de bonne volonté qui seront « le signe d’une façon nouvelle de considérer les richesses en fonction du bien commun ».
Appel pour la paix au Burundi
Message du cardinal Arinze aux hindous, à l’occasion de la fête du Diwali, le 7 novembre
Invitation au dialogue, à la veille de la visite du pape
Rome, 3 novembre 1999 (APIC) Le Vatican, par le cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a adressé un message aux responsables religieux hindous, les invitant au dialogue, à l’occasion de la fête du Diwali. Cette grande fête, célébrée par les hindous durant trous jours, coïncide cette année avec la visite du pape en Inde, du 5 au 8 novembre prochains.
Sous le thème « chrétiens et hindous: en marche dans un dialogue pour le bien de tous », le message du cardinal Arinze invite chrétiens et hindous à réfléchir ensemble pour trouver des réponses aux défis lancés par l’humanité. Le cardinal Arinze rappelle la volonté des fidèles des deux religions de cheminer ensemble dans le dialogue interreligieux, à la veille du grand Jubilé pour les chrétiens, et du « Yesu Christa Jayanti » pour les hindous.
« C’est l’occasion propice pour nous de réfléchir ensemble au pèlerinage de la famille humaine et de garantir un avenir de paix et de solidarité à travers les peuples », écrit le cardinal. Qui insiste sur la nécessité de prendre de plus en plus conscience de nos responsabilités: « Nous pourrons ainsi nous embarquer dans le nouveau millénaire en laissant un message d’espérance aux générations futures ».
Connue également sous le nom de Dîpavali, qui signifie « la fête des lumières », le Diwali sera célébré cette année le 7 novembre par tous les hindous. Basée sur une mythologie antique, cette fête symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres. La célébration dure 3 jours, marquant le début d’une nouvelle année.
Les hindous sont environ 800 millions à travers le monde, presque tous sont situés en Inde (90%), au Népal et au Bangladesh. (apic/imed/pr)
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