Pour le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, l’opposition de groupes fondamentalistes hindous à la deuxième visite du pape Jean Paul II en Inde est un phénomène «réduit et marginal», mais reflète un problème sérieux, celui du respect des droits humains». Interrogé par l’envoyée spéciale de l’APIC sur les importantes mesures de sécurité mises en place pour la visite du pape dans la capitale indienne du 5 au 8 novembre, et sur la marche de protestation organisée à travers le pays par les extrémistes hindous, Navarro Valls a qualifié l’opposition des fondamentalistes hindous de «fait mineur en soi, qui ne reflète pas un large mouvement populaire». La preuve en est par exemple «que ces derniers mois, le nombre des parents hindous demandant d’inscrire leurs enfants dans les 14’000 écoles catholiques de l’Inde a tellement augmenté qu’on ne peut pas tous les accepter».
Pour Joaquin Navarro-Valls, le rejet du pape de certains partis hindous, sous prétexte de conversions au christianisme, n’est pas lié au dialogue interreligieux, mais à un manque de respect du droit fondamental de chaque personne de choisir sa propre religion selon sa conscience. «Les responsables indiens des grandes religions sont heureux pour leur part d’accueillir le pape», a assuré le porte-parole du Saint-Siège. «Ils ont même demandé à pouvoir saluer chacun personnellement Jean Paul II lors de la rencontre du dimanche 7 novembre». (apic/imedia/be)
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