A l’aube du troisième millénaire la question de l’espérance historique et humaine requiert une réponse urgente. L’être humain `post Hiroshima’, `post-Auschwitz’ ou `post-Rwanda’ a été décrit comme quelqu’un qui tient dans ses mains la bombe thermonucléaire et dont le cœur est marqué par un instinct d’agressivité échappant à la raison et ne pouvant jamais être pleinement vaincu. Peut-on encore raisonnablement espérer, malgré la menace de l’holocauste humain et nucléaire, à laquelle nous nous sommes peut être trop accoutumées, que la marche historique de l’humanité atteindra son but ultime ? Telles sont quelques-unes des questions que posent les philosophes. Une des réponses est d’affirmer que la raison de l’espérance s’enracine en l’amour d’un Toi absolu qui a créé toutes les personnes et qui continuera à les soutenir, malgré la catastrophe, malgré les mauvais choix libres de l’être humain et veillera à ce que l’humanité atteigne sa patrie, répond Bernard Schumacher, docteur en philosophie de l’Université de Fribourg. (apic/com/mp)
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