600 responsables des grandes religions du monde

Amman: Ouverture de la 7e Conférence Mondiale des Religions pour la Paix

Amman, 25 novembre 1999 (APIC) La 7e Conférence mondiale des Religions pour la paix, s’est ouverte jeudi 25 novembre à Amman en Jordanie. Quelque six cents participants réfléchiront, durant quatre jours, à la capacité des religions de promouvoir la paix et l’entente entre les hommes et les peuples au cours du prochain millénaire.

L’assemblée d’Amman réunit quelque Amman: Ouverture de la 7e Conférence Mondiale des Religions pour la Paix: musulmans, chrétiens, hindous, bouddhistes, juifs, mais aussi confucianistes, baha’is, jaïnistes, shintoïstes, sikhs, taoïstes et zoroastriens… Elle accueille aussi quelques personnalités politiques et civiles. L’assemblée se tient sous le patronage du roi Abdullah II de Jordanie et sous la présidence du prince El Hassan bin Talal. Les exposés et les débats s’intéresseront spécialement à la collaboration des croyants pour faire progresser l’éducation des enfants, la réconciliation au terme des conflits, le développement et la sauvegarde de l’environnement, les droits humains, la sécurité et le désarmement.

La rencontre d’Amman constitue aussi un rassemblement sans précédent des responsables religieux venus du sud-est de l’Europe en vue de multiplier les initiatives de dialogue entre les communautés locales et de favoriser la collaboration multireligieuse. On y entendra en particulier des témoignages de divers responsables religieux de Bosnie.

On attend notamment des interventions du président indonésien Abdurrachman Wahid; du président Ahmad Tejan Kabbah de Sierra Leone; George Carey, primat de la Communion anglicane à travers le monde; du grand cheikh Tantawi de la mosquée Al-Azhar (Egypte); du rabbin David Rosen (Ligue Anti-Diffamation du B’Nai B’rith, Israël) ; du cardinal Edward Cassidy, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux; du cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, du Rév. Nichiko Niwano, président du mouvement bouddhiste réformé Rissho Kosei-kai; de Vinu Aram, directeur de l’Ashram de Shanti en Inde; d’Adamou N’Dam N’Joya (Cameroun), ministre plénipotentiaire et modérateur de la Conférence; de William F. Vendley, secrétaire général de la Conférence

Six assemblées depuis Tokyo en 1970

La Conférence a été fondée en vue de promouvoir la coopération entre les religions, dans le respect de leurs différences, pour faire avancer la cause de la paix. Elle n’entend nullement faire l’impasse sur le rôle négatif que les croyants ou les religions ont pu jouer au cours de l’histoire dans l’exacerbation ou dans le pourrissement des conflits. Mais ses responsables gardent la conviction qu’en cultivant le meilleur de leurs traditions, les religions peuvent beaucoup pour bâtir la paix entre les humains.

Le lancement de la Conférence remonte à la première grande assemblée, tenue en octobre 1970 à Kyoto au Japon. La deuxième assemblée s’est tenue à Louvain en 1974. D’autres ont suivi, au rythme de cinq ans : à Princeton aux Etats-Unis (1979), à Nairobi au Kenya (1984), à Melbourne en Australie (1989), puis à Rome et à Riva del Garda en Italie (1994).

D’une assemblée à l’autre

En près de 30 ans, la Conférence s’est considérablement étendue pour devenir un véritable mouvement mondial, présent dans une centaine de pays, en particulier sur le terrain où des conflits compromettent l’avenir de la coexistence entre des communautés voire la survie d’une population.

La Conférence a son siège international à New York, où elle est reconnue comme organisation non gouvernementale auprès des Nations-Unies. Mais elle tire de plus en plus son dynamisme des rencontres locales laissées à la responsabilité de ses ’chapitres’ nationaux (une trentaine) et de leur concertation continentale via des comités exécutifs régionaux.

Ces dernières années, plusieurs actions multireligieuses ont été mises sur pied en vue de faire progresser la paix dans le monde, entre autres: un plan pour encourager la tolérance religieuse et la réconciliation en Bosnie-Herzégovine et en Sierra Leone; la création d’un groupe mandaté par l’ONU et d’agences de développement pour clarifier les bases éthiques et légales de l’assistance humanitaire dans des situations de conflit; la mise en route d’un programme européen des « Religions pour un développement juste et économiquement soutenable »; le lancement d’un programme « contre les préjugés et l’intolérance en Europe » l’élaboration d’un programme « Religion et transformation des conflits »; l’organisation d’une campagne multireligieuse avec l’UNICEF pour la réhydratation des enfants. En 1998, le programme « Religion et transformation des conflits » a été élargi de manière à inclure le Kosovo et la Corne de l’Afrique. (apic/cip/mp)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/amman-ouverture-de-la-7e-conference-mondiale-des-religions-pour-la-paix/