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Rome: Un nouveau film sur «Jésus» sortira sur les écrans TV avant Noël

Producteurs reçus en audience par le pape

Rome, 26 novembre 1999 (APIC) Un nouveau téléfilm sur Jésus sera transmis par les chaînes de télévision de 120 pays avant les fêtes de Noël. Au lendemain de l’avant-première du film présenté mercredi à Rome, le pape a reçu jeudi en audience les producteurs et les deux principaux acteurs de cette nouvelle réalisation.

Co-produit par la société cinématographique italienne»Lux Vide» qui a déjà à son actif une série de téléfilms sur la Bible, cette nouvelle version de «Jésus» de Robert Young veut souligner la vraie humanité du Christ, sans pour autant nier sa divinité, contrairement aux versions de Pasolini, Zefirelli ou Scorsese qui insistaient davantage sur l’aspect de Jésus, fils de Dieu.

Pour Ettore Bernabei, président de «Lux Vide» et promoteur du projet, l’idée était de présenter un Jésus accessible aux jeunes et à un public pas particulièrement chrétien. «Ce Jésus est un homme qui aime la vie, qui plaisante avec ses amis, qui est lié à sa mère par une grande affection et une grande tendresse, sans jamais oublier sa mission ni sa destinée

douloureuse». Il est incarné par le jeune acteur américain Jérémy Sisto, alors que Marie est interprétée par l’actrice française Jacqueline Bisset. La scène de la crucifixion de Jésus, par exemple, est représentée volontairement de manière cruelle. «Jésus a vraiment été crucifié, commente Ettore Bernabei, et c’était une mort très douloureuse et extrêmement dramatique».

Ce film, tourné au Maroc, se veut aussi contemporain. Dans la scène de la tentation au désert, Satan est représenté d’une façon moderne, en vêtements d’aujourd’hui, et non «pas un être rouge avec des cornes». Lorsqu’il tente Jésus, il remonte le temps en invoquant les croisades, la lutte contre les hérésies et les bûchers et contre les guerres. Dans la même inspiration, le film devait se terminer par une Marie-Madeleine à New York parmi les prostituées. «Cela nous a pourtant semblé exagéré», raconte Bernabei. Finalement j’ai accueilli l’idée du réalisateur de conclure le film sur l’image d’un Jésus contemporain, au milieu d’un groupe d’enfants à la fin du 20e siècle.

Un public de choix

De nombreuses personnalités du spectacle ont assisté à Rome dans la soirée du 24 novembre à l’avant-première du téléfilm, qui aura coûtéé 33 milliards de lires. Les autorités italiennes étaient aussi présentes: Entre autres, le président italien Carlo Azeglio Ciampi et le chef du gouvernement, Massimo d’Alema. Le Vatican était représenté par le cardinal italien Camillio Ruini et le cardinal français Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour la Culture.

Pour le pape, les productions cinématographiques peuvent «vraiment aider le dialogue indispensable qui se développe actuellement entre la culture et la foi». Il a reçu jeudi en audience au Vatican, les différents co-producteurs du film, notamment la CBS américaine, la «Kirchemedia» allemande ainsi que les représentants de «Lux Vide», promoteurs du projet. Jean Paul II leur a rappelé que dans le cadre du cinéma et de la télévision, «l’histoire, l’art et les langages de communication se rencontrent d’une manière particulière. Votre travail de professionnels et de croyants se révèle d’autant plus utile et nécessaire». Et de conclure: «La foi et la culture sont ainsi appelés à se etrouver dans une interaction préisément dans le domaine de la communication». (apic/imed/ba)

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