«Nous, Irakiens, appartenons au même genre humain que vous!»
Mossoul/Rome, 6 octobre 1999 (APIC) Un prêtre-journaliste, élu en mai dernier archevêque syrien-catholique de Mossoul par le Synode des évêques de l’Eglise syrienne-catholique en Irak, a été confirmé canoniquement mardi par le pape Jean Paul II. Le Père Georges Casmoussa (El-Kass Moussa), nouveau chef spirituel des quelque 30’000 catholiques de rite syrien de ce diocèse du nord de l’lrak, a été choisi par ses pairs, selon la tradition des Eglises orientales, lors du Synode de Charfet, le 8 mai dernier.
Mgr Casmoussa remplace l’archevêque émérite Cyrille Emmanuel Benni, qui quitte sa charge pour raison d’âge. Le Père Georges El-Kass Moussa est né à Qarah Qush, un gros bourg à l’Est de Mossoul, dont les habitants chrétiens de rite syrien-catholique, rappellent fièrement qu’ils parlent encore l’araméen, la langue du Christ.
Entré en 1951 au séminaire «Saint Jean» de Mossoul, dirigé par les Pères Dominicains, il y a accompli ses études de philosophie et de théologie, avant d’être ordonné prêtre en 1962. Il a passé deux ans au Liban, au grand séminaire de Charfet et au secrétariat du Patriarcat à Beyrouth. De retour en Irak, il s’est occupé d’apostolat des jeunes, tout en devenant «prêtre-journaliste» à l’unique revue chrétienne éditée en Irak, «Al-Fikr Al-Masihi», «La pensée chrétienne», lancée en 1964 à Mossoul. Il en sera longtemps le vice-rédacteur en chef. Membre de la Communauté sacerdotale des prêtres du Christ-Roi de Mossoul, le Père Casmoussa a fréquenté l’Université belge de Louvain, où il a obtenu une licence de sciences sociales en 1976. Mgr Casmoussa est connu en Occident comme l’un des premiers journalistes irakiens membres de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP).
«Des enfants meurent ici tous les jours, faute de médicaments!»
Recevant l’agence APIC dans son église de Mar Thomas, à Mossoul, pendant la guerre du Golfe, le Père Casmoussa lançait alors: «Aidez-nous à vivre en paix, à vivre mieux, nous appartenons au même genre humain que vous!». Depuis, il n’a de cesse d’interpeller la conscience des chrétiens occidentaux afin qu’ils soient sensibles à la détresse de la population irakienne soumise à l’embargo de l’ONU. «Parce que c’est la vie d’un peuple qui est en jeu, des enfants meurent ici tous les jours faute de médicaments!». (apic/be)
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