Mossoul, berceau du christianisme en Mésopotamie
Mossoul compte entre 60 et 70’000 chrétiens et quatre évêques, un pour chacune des principales communautés. Quand on parle de Mossoul, on doit également mentionner les villages chrétiens des environs, dont l’évangélisation remonte, selon la tradition locale, à l’Apôtre Saint Thomas. Il y a notamment Qarah Qush (18’000 fidèles syro-catholiques), Keramlais (5’000 fidèles chaldéens) et Bartalah (8’000 fidèles syro-orthodoxes ou jacobites), situés à quelque 30 kilomètres à l’Est de la ville.
Dans cette région, dans la famille et au village, on parle encore le «surath», le syriaque ou ancien araméen, qui était la langue du Christ. Certains habitants parlant cette langue minoritaire en Irak ne se considèrent pas comme arabes : «Nous sommes des Araméens, les vrais descendants des Assyriens». Il faut encore citer Tall Kayf, au Nord-Est de Mossoul, une ville qui compte environ 10’000 chrétiens chaldéens et assyriens.
Depuis des années, en raison de l’embargo, de l’insécurité économique et politique, la présence chrétienne en Irak (qui est descendue bien au-dessous des 4 à 5% de la population officiellement annoncés) s’étiole, car les chrétiens émigrent en grand nombre. La visite du pape – prévue en décembre prochain, mais qui est loin d’être certaine – est attendue avec anxiété par cette communauté qui espère en recueillir les fruits spirituels et psychologiques. (apic/be)
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