Le gouvernement d’Arap Moï sera responsable en cas de troubles

Kenya : Les évêques accusent le président de bloquer la réforme constitutionnelle,

Nairobi, 6 octobre 1999 (APIC) L’Eglise catholique du Kenya accuse le chef de l’Etat Daniel Arap Moï, de bloquer le projet de réforme constitutionnelle qui lui a été soumis par la Commission nationale qu’il a lui-même créée au début de l’année.

Le président Moï, au pouvoir depuis 20 ans a estimé récemment que la constitution actuelle qui concentre le pouvoir exécutif en ses mains, est bonne pour le pays. Dans une lettre pastorale, les 23 évêques du Kenya dénoncent cette attitude du président de la république. Ils mettent en garde contre les conséquences qu’elle pourrait provoquer au sein de la population qui attendait beaucoup d’une réforme constitutionnelle en faveur d’un renforcement de la démocratie. «Si un conflit interne venait à éclater, ce que nous ne souhaitons pas, les dirigeants politiques en seront entièrement responsables», écrivent les évêques. Si les propos du chef de l’Etat représentent vraiment son point de vue définitif, «alors nous avons perdu notre temps et notre énergie à discuter de refonte constitutionnelle.»

Les évêques kenyans critiquent également le gouvernement pour n’avoir pas réussi à s’attaquer de façon radicale, aux nombreux problèmes de corruption, de famine, d’insécurité, de manque d’infrastructures socio-économiques, ainsi qu’à la pandémie du sida qui fait des ravages dans le pays. (apic/ibc/mp)

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