Italie: L’archevêque de Naples libéré de l’accusation d’usure
Naples, 22 octobre 1999 (APIC) L’archevêque de Naples n’est plus accusé aujourd’hui de faits précis d’usure. On lui reproche maintenant de s’être approprié de manière indue 600 millions de lires appartenant à un institut religieux dépendant de l’évêché de Naples, rapporte la presse italienne.
Pendant près de six heures d’interrogatoire, le 20 octobre, le cardinal Giordano a répondu aux questions des magistrats de Lagonegro qui l’accusaient de faits précis d’usure. Il s’agissait pour lui de fournir des précisions suite à des contradictions qui étaient apparues dans ses réponses au cours d’un premier interrogatoire le 7 mai 1999.
L’entretien du 20 octobre s’est terminé par la reconnaissance que l’archevêque de Naples n’est pas coupable des faits précis dont il était accusé. Des soupçons subsistent cependant quant à son éventuelle participation indirecte à des activités d’usure, et une nouvelle accusation est formulée par les magistrats de Lagonegro. On lui reproche spécifiquement de s’être approprié de manière indue une somme de 600 millions de lires appartenant à un institut lié à l’évêché de Naples, qui auraient fini entre les mains de son frère, Mario Lucio Giordano, lequel en aurait fait un usage usuraire.
Cette dernière accusation est jugée « visiblement sans fondement » par l’avocat du cardinal. Ce dernier, d’après la presse italienne, s’est dit prêt à fournir des clarifications supplémentaires sur cette question, pour prouver son innocence qu’il a toujours proclamée.
Les magistrats de Lagonegro ont trente jours pour terminer leur enquête, avant de décider de renvoyer l’affaire en justice ou bien de l’archiver.
Outre cette enquête menée par les magistrats de Lagonegro, le cardinal Giordano est accusé depuis décembre 1998 par la parquet de Naples de fraude fiscale, une affaire que l’archevêque a lui-même affirmé vouloir tirer au clair. (apic/imed/tg)
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