Timor-Est: Le pape préoccupé par la situation de violence et d’intimidation sur l’île
Rome, 5 septembre 1999 (APIC) Alors que les milices anti-indépendantistes sèment impunément la mort dans l’ancienne colonie portugaise annexée par l’Indonésie, le pape Jean Paul II a invité dimanche à prier pour les habitants de Timor-Est «durement éprouvés». Le pape a dénoncé les ’’graves actes d’intimidation et de violence’’ à Timor-Est, où la population a massivement voté pour une indépendance que rejettent à tout prix les milices pro-indonésiennes dont les attaques ont déjà fait une bonne centaine de morts depuis samedi.
Après la prière de l’angélus à sa résidence de Castelgandolfo, au lendemain de l’annonce du résultat du référendum du 30 août, par lequel les habitants de Timor se sont massivement prononcés en faveur de l’indépendance de l’île, le pape a évoqué les «nouvelles préoccupantes» et les «actes graves d¹intimidation et de violence " qui ont suivi la communication des résultats, de la part des milices pro-indonésiennes.
Respect de la volonté d’indépendance des Timorais
«Je souhaite que dans le territoire s’instaure un climat de sérénité et de concorde», a ajouté Jean Paul II, en exprimant le souhait que tous soient animés de «sentiments de vraie pacification et de respect constructif de la volonté exprimée ces derniers jours par la population de Timor».
Ces dernières 24 heures, à la suite de la proclamation de l’écrasante victoires des partisans de l’indépendance, plus de 100 personnes ont été tuées dans les attaques des milices pro-indonésiennes qui sèment impunément le chaos, a affirmé dimanche la représentante du gouvernement portugais à Jakarta, Ana Gomes. Pour elle, ’’tout indique qu’on commet un massacre en ce moment’’.
Pour le responsable du Conseil National de la Résistance Timoraise, Roque Rodrigues, 100 personnes ont été tuées à Same et 20 à Atsabe, deux localités au Sud-Est de la capitale Dili. Les étrangers fuient le pays en raison du manque de protection offerte par l’armée indonésienne, qui reste passive devant les massacres. L’évêque de Dili et Prix Nobel de la Paix Mgr Ximenes Belo a lancé dimanche un appel à la communauté internationale pour qu’elle prenne ses responsabilités face aux violences en cours. (apic/imed/ansa/be)
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