Rome: Message du pape à l’UNESCO pour la Journée mondiale de l’alphabétisation
Rome, 9 septembre 1999 (APIC) Le pape souhaite que se poursuive la lutte contre l’analphabétisme dans le monde, dans une lettre écrite à l’UNESCO, pour marquer la journée mondiale de l’alphabétisation, célébrée le 8 septembre. Une lutte qui est loin d’être terminée. Plusieurs centaines de millions d’enfants dans le monde sont analphabètes. Sans parler des adultes.
Il est «hautement souhaitable» de poursuivre la lutte contre l’analphabétisme, par la coordination des efforts nationaux et internationaux, car cela permet à des personnes et à des peuples de «se défendre plus facilement contre les discours sectaires, intégristes ou totalitaires», écrit Jean Paul II dans son message adressé au directeur général de l’UNESCO pour la 33e Journée Internationale de l’Alphabétisation. Le pape y reconnaît le «rôle de premier plan» joué par l’UNESCO dans cette lutte au cours des dernières décennies.
La lutte contre l’analphabétisme, écrit le pape à Federico Mayor, est «le chemin obligé du développement des personnes et des peuples, qui reçoivent ainsi des outils de réflexion et d’analyse, et qui peuvent se défendre plus aisément contre les discours sectaires, intégristes ou totalitaires». Jean Paul II invite donc tous les peuples à s’unir contre l’analphabétisme, qui est «un lourd handicap» pour une part importante de l’humanité, notamment les femmes et les filles. En effet, jusqu’à une période récente, deux tiers des illettrés étaient des femmes, tandis que 70% des enfants non scolarisés étaient des filles. Pour Jean Paul II, il est urgent de supprimer les disparités dans ce domaine.
Evoquant le rôle des enseignants à cet égard, le pape souligne la nécessité de reconnaître et de «valoriser» leur fonction, pour qu’ils se sentent «estimés et soutenus» dans leur métier. «L’école est appelée à être de plus en plus accueillante aux enfants quelles que soient leur origine et leur condition sociale», écrit encore Jean Paul II, qui insiste sur l’importance des cultures locales et sur l’attention à porter «aux plus pauvres, aux victimes de la violence et de la guerre, aux réfugiés et aux personnes déplacées», ainsi qu’aux jeunes «inadaptés au système scolaire».
Le pape décrit par ailleurs l’école catholique comme un «instrument de choix» pour l’éducation des jeunes et des adultes, car elle offre, en plus de l’enseignement, une formation religieuse et catéchétique qui «veut aider l’homme à parvenir à sa pleine stature d’adulte». Dans une société en quête de sens, l’école catholique est appelée à diffuser avec clarté et vigueur le message chrétien, tout en respectant ceux qui ne partagent pas ses convictions mais qui souhaitent cependant bénéficier de ses méthodes d’enseignement, conclut le pape. (apic/imed/pr)
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