Sri Lanka: Les autorités inquiètes devant l’afflux de pèlerins et le manque d’hygiène
Colombo, 19 septembre 1999 (APIC) Depuis quelque temps, d’énormes foules affluent dans un village sri lankais en quêête de guérisons miraculeuses. En fait de guérisons, les autorités craignent plutôt les risques d’épidémie, et les infections gastro-intestinales dues au manque d’hygiène.
Plus d’un million de personnes convergent chaque semaine vers Dolukande, au nord-ouest du Sri Lanka, à une centaine de kilomètres de Colombo, pour écouter un moine bouddhiste, Anuradhapura Nandavimala, qui, dit-on, a le pouvoir de guérir et de faire des miracles. Le nombre des pèlerins augmente depuis deux mois pour atteindre, ces dernières semaines, un pic maximum. Le responsable du service de santé de la région, Kamal Jayasinghe, explique que 400 à 500’000 personnes se rassemblent tous les deux jours pour participer aux séances de guérison du moine, alors que la région manque totalement d’installations sanitaires. «Nous ne possédons aucune donnée statistique parce que les gens tombent malades une fois rentrés chez eux… Devant cette foule incroyablement nombreuse, le manque d’eau et de sanitaires est préoccupant» ,dit-il..
La presse rpporte que les autorités médicales avaient demandé de pouvoir chlorer le réservoir d’où est tirée «l’eau sainte» indispensable aux guérisons mais le moine s’y est opposé, disant que ce traitement enlèverait à l’eau tout son pouvoir.
Les guérisons opérées par ce moine ont provoqué un vaste débat dans la presse nationale. Les journaux publient les récits de fidèles racontant comment ils ont été guéris de maladies considérées comme incurables par la médecine occidentale, comment ils ont trouvé quelqu’un pour se marier ou de l’aide pour retrouver un disparu. Beaucoup objectent cependant que ces phénomènes sont contraires aux principes du bouddhisme qui récuse le surnaturel. (apic/eda/mp)
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