Jean-Paul II: La réconciliation, un antidote
Rome, 22 septembre 1999 (APIC) Le pape Jean Paul II a centré sa catéchèse de l’audience générale du mercredi sur la réconciliation, qu’il a présentée comme un « antidote » et un « remède contre les germes de division créés par le péché à l’intérieur de l’homme et dans ses rapports avec les autres ».
Pour combattre ces « résidus » du péché, a indiqué Jean Paul II, il faut, même après que celui-ci a été pardonné, s’efforcer de réparer les torts physiques ou moraux causés à des groupes ou à des individus. La conversion est un « chemin permanent », à la fois personnel – par la confession individuelle – et ecclésial, dans la mesure où toute l’Eglise coopère à la conversion des pécheurs, à travers la prière et les oeuvres de charité.
S’adressant à un groupe de chrétiens de l’Eglise syrienne orthodoxe, présents à l’audience avec leur évêque, Jean Paul II a transmis ses « salutations fraternelles » au patriarche syrien d’Antioche, Mar Ignatius Zakka Iwas, élu en 1980 et qui réside à Damas. Le pape en a profité pour souhaiter à cette Eglise une « heureuse célébration » du 8e centenaire de la mort de son patriarche Mar Michel le Grand.
La paix au Moyen-Orient a besoin des jeunes
A l’issue de l’audience, Jean Paul II a reçu brièvement en privé trois jeunes du « Centre Peres pour la Paix », un chrétien, un juif et une musulmane, qui lui ont remis un « calendrier de la paix ». Le « Centre Peres pour la Paix » est un mouvement israélien qui travaille en collaboration avec l’Autorité Palestinienne et l’Unesco, en vue d’améliorer les conditions sociales et culturelles des jeunes du Moyen-Orient, quelle que soit leur religion.
En recevant ces jeunes, Jean Paul II leur a confié un message adressé aux jeunes de toutes les religions d’Israël et de Palestine, dans lequel il dit son espoir de rencontrer prochainement les jeunes du Moyen-Orient . Evoquant l’accord signé le 4 septembre dernier à Sharm El Sheikh (Egypte) entre Israël et la Palestine, le pape a fait part de l’espoir, de la confiance et de l’attente que cet acte suscite.
Le pape a enfin encouragé les jeunes du Moyen-Orient dans leurs efforts pour promouvoir l’harmonie entre les peuples et les religions de leur région. C’est, a-t-il dit, un « impératif moral » que les jeunes aident à construire une nouvelle civilisation, fondée sur le respect mutuel, la fraternité et l’esprit de coopération. Le pape a conclu en évoquant son projet de voyage en Terre Sainte, à l’occasion duquel il espère pouvoir rencontrer les jeunes. (apic/cip/imed/pr)
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