«Ce sont les pauvres qui paient le coût de l’indécision et du retard»
Rome, 23 septembre 1999 (APIC) Jean Paul II demande d’accélérer l’allégement de la dette internationale des pays pauvres. Les responsables des pays riches sont invités à faire «des pas décisifs» à l’occasion du passage au 3e millénaire.
Le pape a lancé cet appel jeudi en recevant à Castelgandolfo à une délégation du groupe " Jubilé 2000 " qui milite dans ce sens et dont faisaient partie plusieurs vedettes de rock, Bono des U2, Quincy Jones, Bob Geldof et Willy Colon, accompagnés de l’économiste Jeffrey Sachs, et du maire de Rome, Francesco Rutelli.
Qualifiant l’allégement de la dette des pays pauvres d’urgent et se réjouissant que cela soit désormais largement reconnu, Jean Paul II a déploré les «hésitations» quant aux initiatives à prendre pour la concrétiser. «Ce sont les pauvres qui paient le coût de l’indécision et du retard».
Pour Jean Paul II, l’allégement ou la remise de la dette des pays pauvres est une «pré-condition» du combat contre la pauvreté. Il ajoute: «Il s’agit là d’un aspect seulement de la tâche plus vaste de ce combat, qui doit comprendre également l’introduction de politiques économiques saines et d’une bonne administration».
Il faut surtout garantir, a encore insisté le pape, que les bénéfices provenant de l’allégement de la dette parviennent effectivement aux plus pauvres. Grâce à des investissements dans les domaines de l’éducation et la santé. (apic/imed/ba)
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