Fin de la restauration de la façade de la Basilique Saint-Pierre

Rome se fait belle pour les pèlerins de l’an 2000

Rome, 28 septembre 1999 (APIC) Les pèlerins et les touristes qui arriveront désormais au Vatican ne seront plus déçus par les échafaudages cachant la Basilique Saint-Pierre. Les 7’000 m2 de sa façade, soit la taille d’un terrain de football, apparaissent en effet à nouveau dans leur état originel depuis quelques jours. La comparaison avec les cartes postales de l’édifice tel qu’il était auparavant témoigne de l’éclat retrouvé du travertin de la façade, la pierre blanche utilisée pour sa construction au début du XVIIème siècle.

«Cette restauration nous procure un sentiment de satisfaction et de fierté», a souligné mardi au Vatican, le Président de la société pétrolière italienne ENI, principale responsable des travaux entrepris en mars 1997 et dont le coût s’est élevé à quelque 10 milliards de lires, soit 5,4 millions de dollars ou 5,2 millions d’euros.

Ces travaux ont nécessité des analyses approfondies des matériaux de la façade, examinée millimètre par millimètre, pour étudier la composition physico-chimique de la pollution qui noircissait la pierre, et déterminer les mesures à prendre pour éviter à l’avenir une telle dégradation.

Tout en rendant hommage à la société pétrolière ENI, le cardinal Virgilio Noé, archiprêtre de la Basilique vaticane, a également souligné le rôle de la «Fabrique Saint-Pierre», qui s’occupe, sous sa présidence, de la conservation artistique de l’édifice, et qui a fourni les éléments historiques et architecturaux nécessaire à la restauration. Celle-ci a consisté, pour une part importante, à projeter sur la façade des jets d’eau, d’air et de poussière de travertin, pour en enlever la saleté sans entamer la pierre d’origine. Une technique plus sophistiquée que celle, plus couramment utilisée, du " blanchissement " artificiel de la pierre.

En tout, ce sont quelque 150 scientifiques, techniciens et restaurateurs qui ont travaillé à cette entreprise, au cours de laquelle des analyses ont mis en évidence quelques curiosités concernant la façade. Les techniciens ont constaté en effet que son niveau est plus bas de 46 cm à son extrémité gauche, par rapport à celle de droite. Et par ailleurs, des couleurs vertes et rouges ont été découvertes autour de la «loggia» centrale de la Basilique, de laquelle Jean-Paul II donne habituellement sa bénédiction " Urbi et Orbi " à l’occasion des fêtes de Noël et de Pâques.

Une cérémonie d’inauguration sur la Place Saint-Pierre marquera la fin des travaux, jeudi 30 septembre en présence du Président de la République italienne, de ministres, et du Corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège et en Italie. Le pape lui-même, de retour de sa résidence de Castelgandolfo depuis la veille, viendra sur le parvis de la Basilique pour

bénir la façade. Le «Te Deum» de Charpentier accompagnera quelques jeux d’eau et feux d’artifice. La cérémonie sera retransmise en eurovision par la télévision italienne.

La façade actuelle de la Basilique St-Pierre a été commencée en 1607 par l’architecte Carlo Maderno, à l’initiative du Pape Paul V. L’atrium de la Basilique, réalisé à la même époque, est encore encombré d’échafaudages, qui seront prochainement retirés en vue de l’ouverture la Porte Sainte par Jean-Paul II le 24 décembre prochain. (apic/imed/mp)

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