Le président redemande la médiation de la communauté
Rome, 4 août 1999 (APIC) Les électeurs algériens seront appelés à s’exprimer par référendum le 16 septembre prochain sur le programme de réconciliation nationale qui vise à mettre fin à la guerre civile déclenchée en 1992. En annonçant la date de cette consultation, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a par ailleurs rompu avec le tabou de « l’ingérence étrangère » et proposé de relancer « la plate-forme de Sant’ Egidio », un processus de négociation mis en place par la communauté catholique de Sant’ Egidio, à Rome, en 1995.
Bouteflika, élu en avril dernier, a menacé de présenter sa démission si son plan était rejeté lors du référendum. Ce vote pourrait donc devenir une sorte de deuxième investiture pour le président.
« La plate-forme de Sant’ Egidio », à laquelle avaient également participé des représentants du Front Islamique de Salut (FIS), toujours interdit par la loi, avait été élaborée à Rome en 1995. Ce plan avait alors été rejeté par les autorités algériennes qui refusaient toute ingérence extérieure dans les affaires internes du pays.
« Le climat a maintenant changé », se réjouit-on du côté de la communauté de Sant’ Egidio. Ses membres considèrent que « le dialogue peut devenir l’élément central de la vie politique du pays, en favorisant la réconciliation entre les Algériens ». (apic/zn/mp)
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