A quand la fin des attaques contre les édifices religieux?

Kosovo: Pax Christi international inquiète de la violence persistante

B 6 août 1999 (APIC) Dans des lettres envoyées le 4 août à de hauts responsables orthodoxes et catholiques, ainsi qu’au représentant spécial de l’ONU au Kosovo Bernard Kouchner, Pax Christi International exprime son inquiétude à propos des manifestations récentes de violence dans la province de l’ex-Yougoslavie.

Etienne De Jonghe, secrétaire international de Pax Christi, a fait part de ses préoccupations tant au patriarche Pavle de l’Eglise orthodoxe serbe qu’à Mgr François-Xavier Nguyên Van Thuân, président du Conseil pontifical Justice et Paix.

Dans ses lettres, Pax Christi International condamne en particulier «toutes les attaques dirigées contre des édifices religieux». «Il faut mettre fin aux actes d’intimidation, de violence ou de riposte à la violence, d’où qu’ils viennent, personnes ou groupes», réclame le mouvement catholique pour la paix.

«Quel que soit ce que les Albanais du Kosovo ont souffert, notre mouvement ne peut accepter des actes de vengeance», insiste E. de Jonghe. «Au contraire, les règles de la loi doivent être appliquées et elles valent pour tout le monde». Dès lors, quels qu’ils soient, Serbes ou Albanais, «tous ceux qui ont commis des crimes et n’ont pas respecté les droits de leurs concitoyens devront être jugés, et jugés correctement».

Pax Christi redit aussi avec insistance son souci d’une société pacifiée et pluri-ethnique au Kosovo. Par conséquent, écrit le secrétaire général du mouvement, «il faut offrir la protection nécessaire à tous les Serbes du Kosovo qui sont à même d’y rester». De même, «à tous les réfugiés qui ont quitté le Kosovo au début de cette année, il faut offrir les moyens de rentrer chez eux».

Arrêter la spirale de la violence

La grande préoccupation de Pax Christi est «d’arrêter la spirale de la violence au Kosovo». Aussi le mouvement lance-t-il un appel à la force spéciale de l’ONU pour qu’elle protège «toutes les personnes et tous les monastères, églises et autres édifices religieux».

Selon la Résolution 1244 adoptée cette année par l’ONU, c’est bien l’Administration civile temporaire du Kovoso qui dispose de l’autorité sur ce territoire et sur les gens qui s’y trouvent. Autrement dit, Bernard Kouchner, représentant spécial du Secrétariat Général au Kosovo, devrait, selon Pax Christi, faire usage de tout le pouvoir dont il dispose dans le cadre de son mandat pour offrir à tous la protection nécessaire sur ce territoire. (apic/cip/mp)

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