Remise en cause du secret de la confession
de revenir sur cette tradition séculaire
New York, 11 août 1999 (APIC) Le Canada, par un groupe de juristes, a proposé à la nouvelle Cour Pénale Internationale de remettre en cause la tradition selon laquelle le prêtre n’est pas obligé de révéler ce qu’il entend dans un confessionnal. Cette proposition s’appliquerait aux ministres de toutes les confessions religieuses.
Une telle loi aurait des conséquences particulièrement sérieuses pour les prêtres. Selon le code de droit canonique, un prêtre qui révèle des secrets entendus dans une confession est automatiquement excommunié. Seul le Saint-Siège peut lever l’excommunication.
Selon la proposition du Canada, un prêtre qui refuse de parler serait puni par la loi. Le code de droit canonique précise que le sacrement est inviolable et que le confesseur n’a en aucun cas le droit de trahir le pénitent. Dans l’histoire de l’Eglise, des saints, comme John Neppomuck, ont donné leur vie pour protéger ce sceau.
Cette proposition a été acceptée à Rome l’an dernier mais elle doit maintenant être ratifiée par 60 gouvernements.
Selon Kathryn Balmforth, chargée de suivre les affaires de la Cour Internationale pour la Brigham Young University Law School, les groupes de travail (notamment celui qui s’est réuni à Paris en avril dernier) sont davantage constitués par des « ONG soucieuses d’imposer leurs propres intérêts en contrôlant et en manipulant les procédures pénales » que par des représentants officiels des gouvernements. Elle craint que la Cour Internationale ne soit pas une Cour juste. (apic/zenit/pr)
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