Le pape demande de les actualiser

Les Conventions de Genève ont 50 ans jeudi 12 août

Rome, 12 août 1999 (APIC) Le pape Jean Paul II a demandé d’actualiser les Conventions de Genève, qui auront 50 ans jeudi 12 août, au cours de l’audience générale du mercredi, tenue en présence de quelque 10’000 fidèles. Il a insisté pour que l’on trouve un nouveau consensus pour défendre les victimes de la guerre.

Jean Paul II a en effet rappelé que le 12 août, on fêtera le cinquantième anniversaire des Conventions de Genève, « adoptées à la fin de la deuxième Guerre Mondiale pour assurer la protection des civils, des prisonniers et de toutes les victimes des conflits armés ». Une Convention encore et toujours bafouée partout où il y a des guerres, nombreuses dans le monde.

« Je sais que certains d’entre vous ont hâte d’aller voir l’ééclipse », a déclaré le pape, promettant d’être bref. L’anniversaire des Conventions de Genève devrait être l’occasion pour rappeler à la communauté internationale la situation des victimes des guerres qui continuent à ensanglanter de nombreux pays, a déclaré le Pape. « Cette protection minimale de la dignité de tout être humain, garantie par le droit international humanitaire, est trop souvent violée au nom d’exigences militaires ou politiques, qui ne devraient jamais passer avant la valeur de la personne humaine ».

Les deux premières Conventions de Genève établissent des conditions pour améliorer le sort des blessés et des malades pendant une guerre. La troisième Convention met fin à la conviction selon laquelle le prisonnier est un butin des vainqueurs. On peut enlever aux soldats faits prisonniers le droit de reprendre les armes, mais on ne peut pas leur enlever leurs autres droits. La quatrième Convention garantit les droits des civils en temps de guerre, garantissant en toutes circonstances le respect de a personne, l’honneur, les droits de la famille et les convictions morales et religieuses.

Le pape a fait remarquer qu’aujourd’hui « on sent la nécessité de trouver un nouveau consensus sur les principes humanitaires et de renforcer les bases pour empêcher que les atrocités et les abus ne se reproduisent ». « L’Eglise ne se lasse pas de répéter qu’il faut éduquer au respect de toute vie humaine, en collaborant activement avec ceux qui travaillent pour assurer le respect de la dignité et l’aide à ceux qui souffrent, qu’ils soient civils ou militaires ». Avant de conclure, Jean Paul II a voulu invoquer la bénédiction de Dieu sur « ceux qui se consacrent à aider les victimes innocentes des conflits, les prisonniers, les civils exposés à la violence ».

Auparavant, le pape s’était entretenu avec les pèlerins. Après sa trilogie sur le ciel, l’enfer et le purgatoire, Jean Paul II a poursuivi mercredi ses catéchèses, dans le cadre de l’audience générale, en répondant à une question logique: si c’est notre destin, comment peut-on aller au ciel, l’éternité vécue dans l’amour de Dieu? Sa réponse a été claire et concise: à travers la vie chrétienne. (apic/zenit/pr)

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