Frein à la peine de mort suite à une accusation de blasphème

Pakistan: Le gouvernement accepte la création d’une commission islamo-chrétienne

Islamabad, 13 août 1999 (APIC) Le gouvernement pakistanais a accepté la création d’une commission islamo-chrétienne dans le but d’exercer un contrôle plus efficace lors d’accusations de blasphème pouvant entraîner la peine de mort dans ce pays.

Il sera désormais plus difficile au Pakistan de punir le blasphème par la peine de mort. Mgr Joseph Coutts, chargé du dialogue interreligieux par la Conférence épiscopale pakistanaise, vient de présenter au gouvernement une liste de personnes qui pourraient faire partie des «Comités chargés d’examiner les accusations de blasphème», délit qui peut être puni par la peine de mort, au Pakistan.

En juin dernier, une modification de la loi en vigueur, présentée par le ministre des Affaires religieuses, stipulait que l’accusé ne pouvait être arrêté et jugé que si une commission islamo-chrétienne avait vérifié l’authenticité de l’accusation et manifesté son approbation. Ces derniers mois, des chrétiens avaient été emprisonnés et certains condamnés à mort après des procès peu clairs au cours desquels ils avaient été accusés de blasphème contre l’islam.

«Le fait que la liste ait été prise en considération par le gouvernement constitue déjà un sérieux pas en avant pour parvenir à une meilleure justice sociale, avec la contribution de l’Eglise catholique», a déclaré Mgr Coutts. L’évêque indique qu’un tel changement pourrait mettre fin à des pratiques comme celles auxquelles on a fréquemment recours face aux accusations de blasphème contre le prophète Mahomet: dans des cas de litiges entre les personnes ou pour «résoudre des problèmes de voisinage». (apic/zenit/pr)

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