Interview du théologien Stefano de Fiores à Radio Vatican

Rome: Réactions à l’intervention du pape sur le mal et le diable

Rome, 22 août 1999 (APIC) La catéchèse de Jean Paul II sur le mal et le diable a suscité un grand intérêt dans les medias, comme l’avaient fait ses précédentes interventions sur le ciel, l’enfer et le purgatoire.

Jean Paul II a expliqué le 18 août dernier que, même si Satan a été vaincu définitivement par le Christ, il continue à séduire de nos jours. Le théologien romain Stefano De Fiores a repris ces thèmes et essaye d’approfondir cette présence du «Malin» à laquelle beaucoup de catholiques ne croient plus, dans une interview accordée à «Radio Vatican».

«Aujourd’hui le chrétien ne peut pas marcher les yeux fermés et ne voir que le bien qu’il y a dans le monde : il doit savoir découvrir également les racines du mal et comprendre comment elles grandissent».

«Cercles diaboliques»

«Les théologiens parlent aujourd’hui de ’cercles diaboliques’, c’est-à-dire de concentrations de mal dans le monde qui ne peuvent pas ne pas faire réagir les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté». Ces ’cercles diaboliques’ apparaissent, selon le théologien, d’abord lorsqu’on abandonne Dieu, lorsqu’on tombe dans la violence, la discorde, les divisions, l’utilisation des moyens de puissance, c’est-à-dire le pouvoir, l’avoir, le savoir, desquels on fait pratiquement des idoles.

Face aux ’goulags’ modernes, à Auschwitz, aux nettoyages ethniques de notre époque, il est impossible de ne pas voir cette puissance diabolique qui a un nom : Satan».

On comprend ainsi beaucoup de drames inexplicables produits par le mal dans le monde. «Satan se cache», ajoute-t-il, «essayant aussi de faire voir le bien comme si c’était un mal et vice versa».

Devant ces phénomènes constatés aussi par la théologie actuelle, on comprend mieux l’objectif des interventions du pape à la veille de l’an 2000. «Il faut que l’Eglise vive une nouvelle Pentecôte», a conclu le théologien, comme un nouveau déluge de feu d’amour, c’est-à-dire qu’il faut que l’Esprit se manifeste, que les chrétiens soient des saints et que l’Eglise prenne davantage conscience de son devoir d’évangélisation, afin que tout le monde soit conduit au Christ», conclut Stefano de Fiores. (apic/zn/ba)

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