Le Saint-Siège parvient à bloquer la proposition canadienne

La Cour pénale internationale respectera le secret de la confession

New York 25 août 1999 (APIC) La Cour Pénale Internationale respectera le secret de la confession. C’est ce qu’a déclaré Mgr Vincent R. La Rocca, délégué du Saint-Siège auprès de la Commission préparatoire qui a pour mission de rédiger les statuts du futur tribunal.

Le Canada avait proposé en effet que la Cour Internationale revienne sur la tradition séculaire selon laquelle le prêtre ne peut pas être obligé de révéler ce qu’il a entendu dans un confessionnal. Une proposition qui concernait les ministres de toutes les confessions chrétiennes.

Une telle mesure aurait eu des conséquences particulièrement graves pour les prêtres catholiques. Selon le Code de Droit Canonique, un prêtre qui révèle le contenu d’une confession est automatiquement excommunié. Le Saint-Siège est le seul à pouvoir lever l’excommunication (can. 1388 § 1). La proposition canadienne envisageait la possibilité d’engager des poursuites judiciaires contre les prêtres qui refuseraient de révéler ce qu’ils ont entendu en confession. Mais le droit de l’Eglise catholique précise que le sacrement est absolument inviolable et que le confesseur n’a pas le droit de trahir le pénitent. L’histoire de l’Eglise connaît le cas de plusieurs saints qui, comme Jean Népomucène, qui ont donné leur vie pour garder ce secret de la confession.

La proposition de créer une Cour Pénale Internationale a été adoptée lors d’une Conférence organisée par les Nations Unies à Rome l’an dernier. Elle attend d’être ratifiée par au moins 60 pays. Le Saint-Siège soutient ouvertement soutenu la création de cette Cour pour que les auteurs de crimes contre l’humanité et de génocides puissent être jugés. (apic/zn/mp)

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