Ouverture, en octobre, du procès en béatification du Père Pérez

Espagne: Le fondateur du premier syndicat féminin espagnol bientôt béatifié?

Valence, 29 août 1999 (APIC) L’archevêque de Valence, Mgr Agustín García-Gasco, ouvrira en octobre prochain le procès de béatification du prêtre de Valence, Manuel Pérez Arnal (Náquera, 1879 ­ Valence, 1946), fondateur en 1911 du «Syndicat de l’aiguille», aujourd’hui Oeuvre Sociale Féminine, première organisation syndicale pour femmes créée en Espagne.

Un soir d’hiver, alors qu’il venait de se rendre au chevet d’un malade, Manuel Pérez Arnal rencontra une petite fille qui sortait épuisée d’un atelier de couture dans lequel elle travaillait 14 heures par jour. Elle rentrait toute seule à la maison retrouver sa mère, malade, restée veuve, et ses quatre frères. Manuel Pérez Arnal, qui avait alors 32 ans, décida cette nuit-là de créer un syndicat pour défendre les droits de la femme qui travaille, selon les principes catholiques.

Il avaient fait de brillantes études au séminaire. Plus tard il obtint un doctorat en philosophie et en théologie dogmatique à l’Université Pontificale Grégorienne, à Rome. Il a toujours eu un souci très grand pour les problèmes sociaux. Ce souci a fait de lui «non seulement un prêtre parfait mais aussi un grand sociologue», a déclaré Silvia Correale, postulatrice de la cause de béatification, à l’agence de l’archidiocèse de Valence, «AVAN». Il avait bien étudié l’encyclique «Rerum Novarum» écrite en 1891 par Léon XIII dans laquelle le pape proclamait le droit de tous les hommes et de toutes les femmes à s’organiser et à défendre leur dignité dans le travail.

«Les premières femmes auxquelles il fit part de son idée y virent une pure folie», explique Silvia Correale. Mais sans se décourager il décida de réunir un petit groupe d’entre elles, essentiellement des femmes travaillant dans le textile. Après leur avoir donné une formation, il les envoya faire de l’apostolat dans le monde ouvrier.

C’est avec elles et «après avoir surmonter beaucoup d’obstacles», qu’il fonda le «Syndicat de l’aiguille» qui est aujourd’hui très répandu dans les diocèses espagnols et au Chili, sous le nom d’Oeuvre Sociale Féminine. (apic/zn/pr)

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