En Suisse, les réactions ont été nombreuses après la demande d’homologation de la pilule inventée par le Français Emile Beaulieu. La Conférence des évêques suisses, par la voix du Père Roland B. Trauffer, secrétaire, avait notamment relevé que la RU 486 «n’est pas seulement une nouvelle méthode d’avortement, mais un pas de plus vers le meurtre toujours plus perfectionné des enfants non-nés au moyen d’une substance chimique».
Même son de cloche du côté de l’Association Aide suisse pour la mère et l’enfant (ASME). «Il s’agit non d’un médicament mais d’un pesticide contre l’être humain. La RU 486 équivaut à une banalisation de l’avortement». Du côté de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS), on se déclare en revanche favorable à son introduction, comme «ultime recours après épuisement de toutes les autres solutions».
En Allemagne et en Autriche, des discussions sont actuellement en cours pour autoriser sa commercialisation. Les évêques allemands et autrichiens, qui sont montés aux barricades, ont également dénoncé le RU 486 en termes très vifs. (apic/pr)
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