Parallèlement à l’étude effectuée en Suisse, le Conseil de l’Europe a élaboré une série de recommandations sur les sectes. Non aux lois spéciales, oui à l’application de la réglementation qui existe déjà et au soutien des victimes. Telles sont les grandes lignes des recommandations approuvées le 22 juin, après deux ans de discussions.

Recommandations du Conseil de l’Europe

Lors du débat, les diverses manières d’affronter le sujet ont été évoquées. La Belgique et la France sont favorables à la méthode dure pour empêcher l’installation des sectes, la Suède prône en revanche une très grande tolérance. Le débat a même soulevé l’intérêt des Etats-Unis. Selon le quotidien catholique italien «Avvenire», Madeleine Albright, secrétaire d’Etat, aurait fait pression pour que le texte ne soit pas trop restrictif. Selon l’»Avvenire», il s’agit d’une preuve de l’influence de la Scientologie, non seulement à Hollywood mais aussi à Washington.

Les recommandations du Conseil de l’Europe sont donc un compromis entre les positions les plus extrêmes. Le document ne s’est pas aventuré dans le terrain marécageux de la définition de ce qu’est ou n’est pas une secte, préférant se concentrer sur les comportements déviants. Le texte recommande en priorité la création de centres de recherche indépendants sur les sectes, pas seulement par rapport aux gouvernements mais aussi par rapport aux organisations extrémistes de lutte contre les sectes. (apic/zn/mp)

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