Autriche: Un ministre suscite la polémique et jette un véritable froid

Selon Farnleitner, «L’Europe s’arrête là où commence l’orthodoxie «

Vienne, 12 juillet 1999 (APIC) Une polémique a éclaté en Autriche après que Le ministre autrichien des Finances, Johannes Farnleitner, a jeté un véritable froid et déclenché une belle polémique en déclarant publiquement que «l’Europe s’arrête là où commence l’orthodoxie».

La polémique est d’autant plus vive que Johannes Farnleitner, qui a longtemps été président du mouvement catholique autrichien des hommes (KMBÖ) et de la confédération internationale des associations catholiques des hommes «Unum Omnes», persiste et signe. Il a affirmé au journal «Die Presse» qu’il ne voyait pas ce que l’on pouvait lui reprocher. «J’ai le droit de dire mon opinion et même mon évêque ne pourrait me faire taire», a-t-il répliqué, soulignant qu’il n’avait fait que soulever un problème important auquel il fallait être attentif au moment de l’élargissement de l’Union européenne vers l’Est.

Ces dernières remarques faisaient écho aux critiques formulées par le métropolite Michel (Staikos), qui dirige le diocèse du patriarcat oecuménique en Autriche, ainsi que par le Conseil des Eglises chrétiennes d’Autriche (ÖRKÖ), qui réunit les responsables des Eglises catholique, protestantes et orthodoxe de ce pays, et dont le président en exercice est le métropolite Michel.

Accordant une interview à la radio d’Etat autrichienne ORF, dont un résumé a été ensuite diffusé par l’agence de presse catholique Kathpress, le métropolite Michel s’interroge: à la lumière de ce qui s’est passé au Kosovo, dans quelle mesure les responsables occidentaux ont «une compréhension de la culture», notamment de la culture orthodoxe et des pays d’Europe du sud-est?

Des propos comme ceux tenus par J. Farnleitner, réagit-il, ne peuvent que «nuire» à la construction européenne en général et à l’Autriche en particulier. Et de regretter que la presse autrichienne reflète systématiquement une image négative de l’Eglise orthodoxe serbe. Ainsi, un périodique régional autrichien s’est-il permis d’écrire que «le nationalisme serbe ne s’arrêtera que quand l’Eglise serbe aura disparu». (apic/cip/sop/pr)

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