Dans un rapport adressé au Grand Conseil, le gouvernement bernois ne prévoit pas de rendre facultatif l’impôt ecclésiastique sur les personnes morales – ce qui de facto équivaudrait à sa suppression – il envisage cependant une exonération pour les petites et moyennes entreprises dont le bénéfice serait inférieur à 700’000 francs par an.
Dans une prise de position du 28 novembre 2025, les Églises évangélique réformée, catholique-romaine et catholique-chrétienne reconnaissent les efforts politiques du gouvernement visant à faire évoluer l’impôt paroissial des personnes morales. Mais elles estiment qu’il est risqué d’introduire un seuil d’exonération pour les PME. Outre la complexité de sa mise en œuvre au plan administratif, cette mesure entraînerait une réduction massive des recettes.
Une telle situation diminuerait la capacité des paroisses à fournir leurs prestations d’intérêt général en faveur de toute la population. Or ces offres promeuvent incontestablement la participation sociale et renforcent la diversité culturelle et la cohésion sociale dans le canton.
Dans les zones rurales, notamment, les paroisses assument de nombreuses tâches au service de la population: elles proposent des lieux de rencontre, soutiennent des personnes se trouvant dans des situations de vie difficiles et favorisent la qualité de vie locale grâce à l’engagement de nombreuses personnes bénévoles. Un affaiblissement de ces structures toucherait particulièrement les régions qui sont déjà affectées par un recul des services public. Tout en s’affirmant en principe ouvertes à une évolution de l’impôt ecclésiastique, les Églises suivront attentivement les débats au Grand Conseil, conclut le communiqué. (cath.ch/com/mp)
Maurice Page
Portail catholique suisse
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