APIC – Dossier
Paul VI: «Une chance pour l’Eglise et pour le monde»
Jean-Claude Noyé, pour l’APIC
Paris, 18 juillet 1999 (APIC) Le Renouveau charismatique, un courant de renouveau spirituel qui s’est répandu en France dès le début des années 70, est désormais un acteur incontournable de la vie ecclésiale de l’Hexagone. Certes, des réticences épiscopales subsistent çà et là, mais les charismatiques ont démontré à plus d’une reprise leurs capacités de mobilisation, notamment lors des JMJ de Paris. Notre Dossier.
D’abord «suspect» aux yeux de l’Eglise catholique, notamment à cause de sa parenté avec le pentecôtisme protestant venu des Etats-Unis, ses pratiques «exotiques» comme le «parler en langues» (glossolalie) ou son «désengagement social», le Renouveau fut salué dès 1975 par le pape Paul VI comme «une chance pour l’Eglise et pour le monde». Jean Paul II apprécie particulièrement ces chrétiens qui ont fait en quelque sorte l’expérience de la Pentecôte (l’»effusion de l’Esprit») et qui annoncent le Christ ressuscité avec tant d’assurance.
Du 17 juillet au 22 août, la communauté charismatique «L’Emmanuel» organise une série de sessions internationales qui mobiliseront 18’000 personnes. La session «Chant, musique et liturgie», organisée avec la collaboration de Bayard Presse et du Centre national de pastorale liturgique (CNPL), rassemble depuis le samedi 17 jusqu’au 22 juillet 3’000 personnes tandis que le Forum international des Jeunes verra plus de 6’000 d’entre eux affluer du 17 au 22 août. L’occasion de faire le point sur cette communauté active – «L’Emmanuel» est la plus importante communauté du Renouveau charismatique en France -‹ et par delà sur le Renouveau charismatique dans l’Hexagone.
«L’Emmanuel», premièère communauté du Renouveau
Avec 3’000 membres en France sur un total de 6000, «L’Emmanuel» est la plus importante communauté du Renouveau charismatique en France. Ses membres, qui restent insérés dans la société et s’engagent dans un ou plusieurs services pris en charge par la communauté, lui versent la dîme, se retrouvent en petits groupes pour la prière et le soutien mutuel. Ils suivent par ailleurs des formations communes importantes (dont celles de Paray-le-Monial). Plusieurs degrés d’engagement sont possibles. Les plus responsables se retrouvent en maisonnées de vie commune et forment comme le cœur de la communauté.
L’actuel «médiateur» – nom donné au dirigeant – de «L’Emmanuel», Markus Geehlen, est un professeur de lettres classiques de nationalité allemande. «L’Emmanuel», représentée dans 50 pays et les 5 continents, compte 150 membres consacrés, 130 prêtres et 120 séminaristes. Elle s’occupe «à plein et selon son charisme propre» de 16 paroisses de l’Hexagone, dont les paroisses parsiennes de la Trinité et de Notre Dame des Champs, qui lui ont été confiées par le cardinal Jean-Marie Lustiger. Depuis, ces paroisses ont retrouvé un souffle qu’elles avaient perdues.
«A Notre Dame des Champs, nous organisons tous les jeudis une soirée de prière pour les malades et les personnes souffrantes qui rassemble 1’000 personnes. Nous n’avons pas ménagé nos efforts puisque nous avons distribué 20’000 tracts pour inviter les gens», souligne Hervé Catta, l’un des responsables de «L’Emmanuel». Ancien avocat, il a épousé Martine Catta-Laffite, co-fondatrice en 1972 de «L’Emmanuel», avec Pierre Goursat. Cette communauté est également présente dans 10 autres paroisses de France via des prêtres en mission. (apic/jcn/be)
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