25 ans après la Loi Veil, l’avortement est présenté comme un «droit»

Paris, 27 juillet 1999 (APIC) La Conférence des Evêques de France déplore que s’il y a 25 ans, dans le cadre de la Loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), l’on considérait encore l’avortement comme un mal, il est devenu aujourd’hui pour une grande partie de la société « un droit à respecter ».

Les évêques français réagissent ainsi à l’annonce faite il y a quelques jours par Martine Aubry, ministre socialiste de l’Emploi et de la Solidarité, que le gouvernement français a l’intention de procéder, d’ici un an, à un réexamen de certaines dispositions de la loi de janvier 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). D’ici là, un débat doit avoir lieu.

Dans un communiqué diffusé mardi, le Père Stanislas Lalanne, porte-parole de l’épiscopat, s’interroge: « Qu’en sera-t-il ? Pourra-t-il y avoir un vrai débat, portant non seulement sur des modalités d’application mais sur les véritables enjeux ? Y aura-t-il par exemple un débat sur ce que l’on ose appeler le « droit  » à l’avortement ou bien a-t-on déjà décidé d’occulter l’essentiel ? « 

La Loi Veil espérait codifier et restreindre la mise en œuvre de pratiques encore considérées comme un mal, affirme le porte-parole; or, « vingt-cinq ans après, l’avortement est présenté comme un droit à respecter ». Et de conclure: « Si cette évolution n’est pas à proprement parler une surprise, elle signifie que l’on trouve désormais normal d’enlever la vie à autrui quand il n’a aucun moyen de se défendre ou de s’imposer. Comment notre société a-t-elle pu en arriver là ?  » (apic/cef/cip/be)

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