Allemagne: Lettre du pape aux évêques allemands sur l’avortement
Francfort,
(APIC) Le contenu complet de la lettre du pape aux évêques allemands concernant la présence des catholiques au sein du système étatique de consultation pour les femmes enceintes a été dévoilé mardi dans la presse allemande. Le pape demande en fait que les attestations délivrées par les centres de consultation catholiques ne puissent plus servir à l’accomplissement d’avortements dépénalisés selon l’article 218 du code pénal allemand. Le texte même de l’attestation devrait mentionner explicitement cette réserve.
La proposition de solution de la majorité des évêques allemands prévoit un «plan de conseil et d’aide» étendu. Celui-ci offre une série d’éléments orientés clairement vers le bien de la femme enceinte et la protection de l’enfant à naître, relève le pape. Cette aide doit rendre encore plus compréhensible et plus claire dans la société allemande que le but des Centres de consultation de l’Eglise est le soutien aux femmes en situation de conflit et la défense du droit à la vie de l’enfant à naître.
Selon le pape, ce «plan de conseil et d’aide» doit contribuer à ce que toujours plus de femmes en déétresse s’adressent aux centres gérés par l’Eglise et que l’Eglise reste présente de manière effective dans la consultation pour les femmes enceintes en difficultés.
L’attestation délivrée aux femmes à la fin de la consultation reçoit une fonction supplémentaire. Elle démontre l’orientation des centres catholiques en faveur de la défense de la vie et offre une garantie pour les aides promises. Mais la question décisive est de savoir si cette attestation peut oui ou non permettre l’accès à l’avortement selon l’article 218 du code pénal. L’intégration de ce plan dans le système de consultation légal pose donc de sérieux problèmes. Dans sa première lettre de janvier 1998, le pape demandait déjà de ne plus remettre à l’avenir de telles attestations. Aujourd’hui il estime toujours nécessaire que cette attestation ne puisse pas servir à l’accomplissement d’un avortement dépénalisé. Les attestations délivrées par les centres de consultation catholique doivent donc en faire mention explicitement.
A travers cette écessaire adjonction, les conseillers catholiques et l’Eglise se trouvent aussi libérés d’une situation qui les plaçait en conflit avec leur option fondamentale en faveur de la protection de la vie. L’engagement inconditionnel pour la vie à naître auquel l’Eglise se sait tenue dès l’origine ne souffre aucun doute ni aucun compromis. L’Eglise dans ses paroles et dans ses actes partout et toujours doit tenir le même langage, insiste Jean Paul II. Il faut espérer que cette solution aide à retrouver l’unité dans la Conférence épiscopale sur cette question importante et à dépasser les tensions dans l’opinion catholique.
Le pape reconnaît explicitement les efforts des évêques depuis de nombreuses années pour le droit à la vie et pour l’aide dans l’esprit de l’Evangile aux femmes en difficultés. En conclusion, le pape demande pour la dignité de la vie et la clarté du témoignage ecclésial d’accepter unanimement sa décision et de la mettre en pratique cette année encore. (apic/kna/mp)
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