Sarah Mullally a été confirmée le 28 janvier dans son rôle d’archevêque de Canterbury lors d’une cérémonie à la cathédrale Saint-Paul à Londres. A l’âge de 63 ans, cette ancienne infirmière mariée et mère de deux enfants est désormais la plus haute responsable religieuse de l’Eglise d’Angleterre et cheffe spirituelle de la communion anglicane, qui compte des fidèles à travers 165 pays. La cérémonie à Saint-Paul a été brièvement perturbée par les cris d’un homme dans l’assistance qui a été escorté hors de la cathédrale, rapporte le média RFJ.
Cet incident est représentatif des tensions provoquées au sein de la communion par la nomination de Sarah Mullally. Face aux importantes divergences de vue entre les diverses églises, la division planait déjà depuis longtemps. Elle a finalement été actée en octobre 2025, avec le départ de la Global Anglican Future Conference (GAFCON), réputée conservatrice, qui regroupe des églises principalement en Afrique. Le réseau, qui revendique la majorité des fidèles dans le monde, s’oppose à certaines évolutions de l’Église d’Angleterre, notamment la bénédiction d’union de personnes de même sexe, et prône un retour à une lecture plus traditionnelle de la Bible, explique Radio France International (RFI). Parmi elles, la Church of Nigeria a clairement rejeté l’autorité de Canterbury.
Mais le paysage global est nuancé. Si certaines communautés ont opéré un schisme réel, d’autres, bien qu’en tension ouverte, restent engagées dans le cadre canonique traditionnel. L’église de Madagascar a notamment déclaré son désir, malgré des divergences, de maintenir son appartenance à la communion anglicane. Les Eglises du monde occidental ont en grande majorité signifié leur soutien à la nouvelle archevêque de Canterbury. (cath.ch/rfj/rfi/arch/rz)
Raphaël Zbinden
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