Rome: Prestation de serment du commandant, de deux officiers et de 32 hallebardiers
Rome, 2 mai 1999 (APIC) Le 6 mai est traditionnellement la journée de prestation de serment de la Garde Suisse Pontificale au Vatican. Si c’est chaque année un grand jour, 1999 doit pourtant être marquée d’une pierre blanche: ce 6 mai en effet seront solennellement assermentés le commandant et deux officiers – ce qui, d’après les archives, n’est encore jamais arrivé dans l’histoire – ainsi que 32 hallebardiers originaires de nombreux cantons de la Suisse.
Le colonel Pius Segmüller, 47 ans, marié, deux enfants, habitant Kirchberg (BE), a pris ses fonctions de commandant de la Garde Suisse le 1er août 1998, tout juste trois mois après la mort violente de son prédécesseur Alois Estermann. Il prêtera serment le 6 mai – ainsi que le lieutenant-colonel Elmar Mäder, 36 ans, d’Unterägeri (ZG). Il a, à la Garde Suisse, le grade de quartier-maître et est chargé de la comptabilité de la Garde. La langue maternelle du troisième officier est le français. Il s’agit du capitaine bas-valaisan Jean-Daniel Pitteloud, 34 ans, qui commande le deuxièème escadron de la Garde. Il a la charge des gardes de langue maternelle française et italienne.
Les 32 hallebardiers qui seront également assermentés le 6 mai prochain viennent de 14 cantons. Avec chacun 6 hallebardiers, ce sont les cantons du Valais et de St-Gall qui fournissent les plus gros contingents. Schwytz suit avec quatre hallebardiers, tandis que les cantons de Fribourg, des Grisons et d’Argovie en ont chacun trois. La Suisse alémanique domine avec 28 hommes. Quatre nouveaux gardes viennent de Romandie, mais aucun du Tessin. Avec l’engagement de Jean-Daniel Pitteloud, on escompte un renforcement de la proportion des Romands au sein de la Garde Suisse Pontificale.
Comme à l’accoutumée, le 6 mai n’est pas seulement la journée de la prestation de serment. Les points forts pour les gardes en sont l’audience auprès du pape, la messe solennelle, le dépôt d’une couronne, la remise des distinctions et médailles, ainsi que le moment agréable passé avec les parents et les amis.
Le 6 ma, une date tragique pour la Garde Suisse
Pourquoi donc la Garde Suisse fête-t-elle le 6 mai ? On rappelle en fait à cette occasion les événements dramatiques du «Sacco di Roma», le pillage de la ville en 1527 par les mercenaires de l’empereur Charles Quint. Ils attaquent alors le Vatican qui est défendu par la Garde Suisse. Ce jour là, le 6 mai 1527, ce sont 147 gardes qui vont tomber avec leur commandant au champ d’honneur. Le pape peut tout de même s’enfuir grâce à l’aide d’une poignée de gardes. Depuis ce temps-là, le 6 mai est commémoré comme le jour anniversaire de la mort des 147 gardes suisses et de leur commandant. (apic/bzr/be)
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