L’exercice 1998 de Caritas Suisse s’achève sur un résultat positif. Les dépenses et les recettes se sont montées à un peu plus de 129 millions de francs dont 33 millions ont été consacrés à la coopération internationale, 72,5 millions à l’encadrement et à l’hébergement des requérants d’asile et des réfugiés, 5,3 millions au commerce « Fairness » ainsi qu’à la Centrale des habits, 9 millions de francs à la communication, au travail de recherches, au travail de l’association ainsi qu’à l’administration du personnel et des finances, 5 millions enfin aux projets sociaux et aux secours d’urgence en Suisse.
Pour ce qui est du travail en Suisse, il faut encore ajouter quelque 25 millions de francs que les 14 Caritas Régionales, juridiquement autonomes, investissent dans le travail social.
Côté recettes 37,4 millions de francs proviennent de dons directement adressés à Caritas Suisse ou transmis par la Chaîne du Bonheur et d’autres oeuvres d’entraide; les contributions de l’Etat s’élèvent à 85,3 millions de francs et les recettes constituées par la vente de marchandises, la rémunération de prestations et le produit des intérêts à 6,3 millions de francs. En 1998, les dons ont totalisé 22 millions de francs, contre 19,2 millions l’année précédente, soit une augmentation de 15%.
1998: année noire pour une foule de réfugiés
La guerre au Kosovo marque fortement la situation de l’asile en Suisse. En 1998 Caritas Suisse, qui est responsable de l’hébergement des requérants d’asile dans les cantons de Lucerne, Soleure, Schwytz et Obwald, a ouvert plusieurs nouveaux centres. Parmi les arrivants se trouvaient de nombreuses familles avec enfants. Caritas a ouvert notamment à Soleure, des classes spéciales pour ces enfants du Kosovo. Des enseignants ont pu être trouvés parmi les requérants eux-mêmes. .
Caritas Suisse a également ouvert à la fin avril une ligne téléphonique gratuite de consultation juridique en faveur des Albanais du Kosovo. Quotidiennement, 60 à 80 personnes appellent pour obtenir des renseignements sur le regroupement familial ou sur les démarches à faire pour obtenir un visa. Caritas a également mis en place un poste de consultation juridique à la frontière à Chiasso afin de renseigner les réfugiés sur leurs droits.
Caritas combat par ailleurs la révision de la loi sur l’asile, soumise au vote le 13 juin prochain. Elle constitue une détérioration du droit d’asile, estime l’organisation catholique.(apic/com/mp)
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