« La Macédoine, havre de sécurité »
Rome, 24 mai 1999 (APIC) L’ex-République yougoslave de Macédoine est pour Jean Paul II un « havre de sécurité » pour les réfugiés victimes de la guerre des Balkans, en dépit des énormes difficultés que cela implique pour le pays.
C’est ce qu’a souligné le pape en recevant au Vatican samedi le Premier Ministre de l’Ex-République yougoslave de Macédoine, Ljubco Georgievski, auquel il a exprimé « les remerciements de l’Eglise pour ce que fait la Macédoine en faveur des Kosovars ».
La délégation macédonienne se trouvait à Rome, comme chaque année au mois de mai, à l’occasion de la fête orthodoxe des saints Cyrille et Méthode, évangélisateurs des slaves au 9ème siècle. Dans l’église romaine de Saint-Clément se trouvent en effet des reliques de Saint Cyrille, que viennent vénérer les orthodoxes.
Jean Paul II a profité de l’occasion pour renouveler un appel en faveur de la paix dans les Balkans, en demandant aux responsables politiques de « mettre fin à la violence », et « de s’engager dans un dialogue ouvert et sincère en vue de créer une base juste et durable pour un accord et la paix ».
Le pape a aussi reçu lundi le Premier Ministre de Bulgarie, Ivan Kostov, venu également à Rome pour la fête des saints Cyrille et Méthode. Dans son discours, Jean Paul II a mis l’accent sur l’action des deux saints pour la promotion d’une « Europe unifiée », invitant les Bulgares à s’engager aux côtés de leurs frères de la région pour la paix et la réconciliation en Europe.
La contribution décisive des deux saints
Jean Paul II a rappelé à ses hôtes bulgares la contribution décisive de ces deux grands saints à travers leur oeuvre d’évangélisation qui a su respecter l’originalité culturelle des différents peuples. Dans la deuxième moitié du IXe siècle ils ont introduit le slave dans la liturgie et ont inventé un alphabet (l’alphabet cyrillique), pour répondre aux nécessités de la langue slave. Ils ont également traduit la Bible en slave.
Ces deux frères ont ainsi été en quelque sorte « des promoteurs d’une Europe unifiée et d’une paix profonde entre tous les habitants du continent, faisant apparaître les fondements d’un nouvel art de vivre ensemble, dans le respect des différences, qui ne font nullement obstacle à l’unité ».
Dans la délégation bulgare figuraient des représentants catholiques et orthodoxes. Une preuve de plus, selon le pape, que « l’héritage des frères de Salonique est et reste plus profond et plus fort que n’importe quelle division manifestant que les deux traditions, occidentale et orientale, sont nées au sein de l’unique Eglise du Christ. » (apic/imed/ba)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse