Genève: 52e Assemblée de l’OMS
Genève, 25 mai 1999 (APIC) La marche vers la mondialisation est inéluctable. La globalisation permettra-t-elle de rendre moins utopique l’idéal de la santé pour tous? Où en est-il en réalité ? «L’abîme qui sépare les pays pauvres des pays riches se creuse «, a répondu Mgr Lozano Barragan Javier aux membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) réunis pour leur 52e Assemblée, à Genève.
Le président du Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé a passé en revue les principales urgences d’aujourd’hui. Il a insisté sur l’aide aux malades du SIDA, dont la thérapie est fort onéreuse. Mgr Lozano a rappelé «la nécessité de mettre les médicaments à la portée de tous, car ils ne peuvent pas être un privilège des nations industrialisées ou des classes sociales plus favorisées».
C’est pourquoi le prélat a proposé aux membres de l’OMS d’établir des systèmes de distribution des médicaments qui soient complémentaires de ceux de l’industrie privée. Il a relevé les grandes opportunités qu’offre la mondialisation de l’économie, qui permet de rendre moins utopique l’idéal de la santé pour tous.
Premier pas: remettre la dette extérieure des pays pauvres
Les difficultés ne s’arrêtent pas au virus VIH. Malgré les énormes progrès réalisés dans le domaine pharmaceutique, on assiste à la réapparition de la tuberculose ou d’autres maladies infectieuses. Le fléau de la malaria n’a pas encore été définitivement enrayé non plus.
Pour conclure, Mgr Lozano a repris l’appel lancé par Jean-Paul II à l’occasion du Grand Jubilé. «Il faut remettre la dette extérieure des pays pauvres, car ce cancer des économies a des conséquences dramatiques dans le domaine de la santé». (apic/cip/ab)
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