Rome :Chemin de croix du pape

«Père entre tes mains je remets mon esprit»

Rome, 4 avril 1999 (APIC) Comme chaque année, Jean-Paul II a présidé vendredi dans la soirée le traditionnel chemin de Croix du Vendredi Saint au Colisée. Quelques personnes venues de différents pays, dont la Sierra Leone et le Liberia, se sont relayées pour porter la Croix après lui. Parmi elles figurait un prêtre orthodoxe de Roumanie où le pape doit se rendre en mai.

À l’issue du Chemin de Croix, Jean-Paul II a choisi de laisser de côté le discours qu’il avait préparé pour méditer sur le passage de l’Eglise à l’an 2000, objectif qu’il s’est fixé dès le premier jour de son pontificat. Il s’est laissé guider par les dernières paroles de Jésus sur la croix: «Père, en tes mains je remets mon esprit.» Ce cri du Christ crucifié, le pape a voulu le mettre aujourd’hui «dans la bouche de l’humanité», car ces paroles «ne referment pas seulement une vie, elles marquent une ouverture «.

Cette année, c’est le poète italien Mario Luzi qui a écrit la méditation des stations du chemin de croix. Il a décrit un Christ tourmenté, déchiré entre sa nature humaine et sa nature divine, qui s’interroge sur le mal, mais qui n’interrompt jamais son dialogue avec Dieu. Et ainsi, dans les murs de l’amphithéâtre Flavien, le cri de Jésus sur la croix a retenti : «Toi aussi, tu m’abandonnes ? Mon séjour sur la terre a été vain ? Ai-je été trop homme parmi les hommes ou pas assez ?

A midi, le pape était descendu dans la basilique St Pierre pour confesser dix personnes pendant plus d’une heure, installé dans un confessionnal situé dans le transept de St Joseph.

B de huit adultes lors de la veillée pascale

Au cours de la veillée pascale, Jean-Paul II a baptisé huit catéchumènes adultes de six pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Le plus jeune était âgé de 14 ans et venait du Cap Vert. Le plus âgé avait 53 ans et venait de Chine. Il y avait par ailleurs un autre jeune du Cap Vert, une hongroise, une chinoise, un français, un albanais et une marocaine.

Après les rites de la bénédiction du feu et de la lumière, dans l’atrium de la Basilique St Pierre, la célébration s’est poursuivie à l’intérieur, où brillaient les milliers de cierges des fidèles, avec la lecture des passages de la Bible qui récapitulent l’histoire du salut : la création, le pacte avec Abraham, le passage de la Mer Rouge, la promesse de Dieu de donner un coeur nouveau à l’homme et le récit de la résurrection de Jésus.

Au cours de l’homélie, le St Père s’est adressé aux catéchumènes sur le point d’entrer dans l’Eglise, pour les exhorter à être «des témoins authentiques de l’amour de Dieu». Il a rappelé à tous les autres baptisés qu’»être chrétiens signifie participer personnellement à la mort et à la résurrection du Christ. Cette participation est réalisée de manière sacramentelle par le baptême, à partir duquel, comme sur un fondement solide, se construit l’existence chrétienne de chacun de nous». (apic/cip/zenit/mp)

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