Suisse: Le cardinal Schwery estime que les évêques ne sont pas toujours assez courageux
Baden, 19 avril 1999 (APIC) Les évêques suisses n’interviennent parfois pas de façon assez courageuse en Suisse, estime le cardinal Henri Schwery. L’ancien évêque de Sion s’adressait à Einsiedeln aux participants de la dixième retraite spirituelle du mouvement conservateur « Pro Ecclesia » sur la situation du christianisme en Europe. Le cardinal Schwery constate qu’au fond la maladie de notre temps est que la « culture du dimanche » est en train de mourir, à savoir que la vertu de la religion n’est plus en mesure de pénétrer la culture de notre société.
Selon l’hebdomadaire « Katholische Wochenzeitung », qui rapporte dans sa dernière édition les propos du cardinal Schwery répondant aux questions du public, les évêques suisses ne sont souvent pas libres, « parce qu’ils sont dépassés par leurs propres collaborateurs et commissions ».
Le cardinal valaisan, âgé de 67 ans, a des rencontres régulières avec le pape Jean Paul II, « qui souffre avec nous ». Interrogé sur ce que Rome peut faire pour contrer la baisse de la foi en Suisse, l’ancien évêque de Sion a notamment relevé la difficulté de se procurer des informations objectives. Mgr Schwery a demandé aux participants de la session de « Pro Ecclesia » de mieux informer le Vatican sur ce qui se passe en Suisse, et cela de façon objective, calme et factuelle. Les faits jouent un grand rôle, car les proches du pape ne comprennent absolument pas la mentalité qui existe en Suisse, rapporte la « Katholische Wochenzeitung ».
Et le cardinal Schwery de répéter une proposition qu’il a déjà faite dans le passé: les trois évêques des diocèses alémaniques – Mgr Fürer, Mgr Koch et Mgr Grab – doivent rencontrer le pape pour parler des problèmes spécifiques de cette région linguistique. Ils doivent aussi informer le public de ce que le pape leur aura dit. Car quand l’ensemble de la Conférence des évêques est réunie, c’est le compromis helvétique typique qui domine. La solidarité des évêques de St-Gall, Bâle et Coire est également vitale, sinon le prochain évêque sera détruit, « et il s’appelle Koch », poursuit l’hebdomadaire. (apic/skwz/be)
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