L’avion de Léon XIV a atterri à Alger à 9h49 heure locale, le 13 avril 2026. Pendant le vol, le pontife a répondu à quelques questions des journalistes. Il a notamment été interpellé sur les vives critiques à son égard que Donald Trump a posté sur le réseau Truth Social. Le président américain a accusé le pape d’être «faible face à la criminalité et lamentable en politique étrangère». Il reproche en particulier à Léon XIV ses positions contre la guerre en Iran et la politique brutale d’expulsion des immigrés illégaux.
«Nous ne sommes pas des politiciens, nous ne cherchons pas à faire de la politique étrangère comme il l’appelle, dans la même perspective qui serait la sienne», a expliqué le pape dans l’avion. Il a exprimé sa conviction «que le message de l’Évangile – ‘heureux les artisans de paix’ -, était un message que le monde avait besoin d’entendre aujourd’hui».
Le pontife n’a toutefois pas voulu répondre directement aux attaques de Donald Trump. «Je ne suis pas un politique, je ne veux pas entrer en débat avec lui.»
«Je continue à parler fortement contre la guerre, en cherchant à promouvoir la paix, en promouvant le dialogue et le multilatéralisme avec les États pour chercher des solutions aux problèmes. Trop de gens sont en train de souffrir aujourd’hui, trop d’innocents ont été tués, et je crois que quelqu’un doit se lever et dire qu’il y a une meilleure voie.»
Concernant le voyage en Algérie, le pape a indiqué, dans son salut aux journalistes, qu’il avait souhaité, dès son élection, que son premier voyage le conduise en Afrique. «Je suis très heureux de visiter la terre de saint Augustin.». Il a rappelé que l’ancien évêque d’Hippone «offre un pont très important dans le dialogue interreligieux».
«Il est très aimé sur sa terre, comme nous le verrons», a insisté le pontife augustinien, premier pape à se rendre en Algérie. «Visiter les lieux de la vie de saint Augustin est vraiment une bénédiction aussi pour moi personnellement, mais je crois aussi pour l’Église et pour le monde, parce que nous devons toujours chercher des sources pour construire la paix et la réconciliation.»
Le pontife a par ailleurs assuré être au courant du dossier concernant le journaliste sportif français Christophe Gleizes, emprisonné pour avoir interviewé un dirigeant sportif kabyle lié au mouvement sécessionniste. (cath.ch/imedia/ak/rz)
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